Le Brésil connaîtra son prochain président à l’issue d’un second tour programmé le 25 octobre. Flavio Bolsonaro et Luiz Inácio Lula da Silva ont largement dominé le premier tour, mais aucun n’a atteint la majorité absolue nécessaire pour être élu dès le premier vote. L’avance du candidat de droite, autour de deux points, ouvre une nouvelle campagne courte et particulièrement disputée.
Les deux camps disposent désormais de moins de trois semaines pour élargir leur coalition électorale. Les électeurs des petits candidats deviennent une première cible, mais leur poids reste inférieur à celui des abstentionnistes. Près de 33 millions de Brésiliens n’ont pas voté au premier tour, ce qui représente un réservoir suffisamment important pour modifier l’issue du duel.
Flavio Bolsonaro cherchera à capitaliser sur la progression de son camp au Congrès et sur le vote conservateur qui s’est exprimé dans plusieurs États. Lula devra, de son côté, remobiliser des segments où sa campagne a sous-performé, notamment certains jeunes et certaines électrices, tout en défendant son bilan social et économique.
Le second tour devrait donc être moins une répétition du premier qu’une bataille de mobilisation. Chaque déplacement, alliance régionale et prise de position internationale sera utilisé pour convaincre les indécis. Dans un pays profondément polarisé, l’écart initial est trop faible pour offrir un avantage décisif à l’un des deux finalistes.