Les pays du G7 ont décidé d’utiliser une nouvelle fois leurs réserves stratégiques pour tenter de calmer les prix de l’énergie. L’accord annoncé prévoit une libération coordonnée pouvant atteindre 100 millions de barils de diesel, pétrole brut et autres produits pétroliers, sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie.
La mesure doit s’étaler sur plusieurs mois et vise à répondre aux tensions d’approvisionnement qui alimentent la hausse des carburants. Le principe a été confirmé par les dirigeants du G7, mais le détail de la répartition entre pays et entre types de produits reste encore en cours de finalisation. L’AIE doit préciser ces modalités lors de prochaines réunions techniques.
Cette intervention intervient dans un marché déjà marqué par plusieurs crises géopolitiques et par des perturbations de raffinage. Les réserves permettent d’augmenter rapidement l’offre disponible sans attendre une hausse de production. Leur effet peut toutefois rester temporaire : une libération exceptionnelle réduit les stocks et ne règle pas les causes structurelles d’un déficit d’approvisionnement.
Pour les gouvernements, l’enjeu est politique autant qu’économique. Les prix du diesel et de l’essence pèsent directement sur les ménages, les transports et l’inflation. Le G7 espère donc éviter une nouvelle flambée, mais les marchés suivront surtout la quantité réellement mise à disposition et la vitesse des livraisons. L’annonce des 100 millions de barils constitue un plafond coordonné, pas nécessairement un volume versé intégralement le même jour. Les prochaines décisions techniques préciseront donc la contribution exacte de chaque pays.