Un gouvernement en affaires courantes est un exécutif qui a perdu ou remis son mandat politique mais continue temporairement à administrer le pays. Cette situation apparaît après une démission, une élection, une motion de censure ou pendant la période nécessaire à la formation d’un nouveau cabinet.
Le principe central est la continuité de l’État. Les services publics doivent fonctionner, les dépenses déjà engagées doivent être payées et les administrations ont besoin d’instructions. Le gouvernement sortant peut donc prendre les actes indispensables au fonctionnement quotidien et exécuter des décisions déjà adoptées.
Ses pouvoirs politiques sont toutefois généralement réduits. Vie publique explique, dans le cadre français, que les affaires courantes couvrent le fonctionnement normal de l’administration et les mesures imposées par l’urgence, mais qu’un gouvernement démissionnaire ne doit pas utiliser cette période pour engager de grandes orientations nouvelles. D’autres pays appliquent des conventions comparables avec des nuances différentes.
La frontière peut être discutée lorsqu’une crise survient pendant la transition. Une catastrophe naturelle, une menace sécuritaire ou une échéance budgétaire peut exiger une décision importante. Le droit prévoit alors souvent une marge liée à l’urgence. Un gouvernement en affaires courantes n’est donc pas inactif : il gouverne de manière temporaire et plus contrainte.