La France a convoqué l’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Quai d’Orsay à la demande du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Paris reproche aux autorités iraniennes d’avoir diffusé des contenus jugés mensongers au sujet du mouvement lycéen et des violences survenues en France.
Le ministère français estime que des comptes officiels iraniens ont participé à une campagne de désinformation et qualifie ces publications d’inadmissibles. La convocation répond aussi à celle de l’ambassadeur de France à Téhéran le 6 octobre, une décision que Paris considère comme infondée.
Cette séquence transforme un mouvement social français en sujet de confrontation diplomatique. Les autorités iraniennes utilisent régulièrement les crises politiques ou sécuritaires occidentales dans leur communication internationale, tandis que les gouvernements européens accusent Téhéran de mener des opérations d’influence.
Paris demande désormais l’arrêt de ces initiatives et veut signifier qu’un usage officiel des réseaux sociaux pour commenter les troubles intérieurs français peut avoir des conséquences diplomatiques. L’incident intervient dans un contexte déjà tendu entre la France et l’Iran, marqué par les questions nucléaires, les sanctions et les crises régionales.
Cette convocation ajoute une dimension bilatérale à la crise. Elle montre aussi que Paris considère désormais la bataille informationnelle comme un sujet diplomatique à part entière, au même titre que les désaccords traditionnels sur la sécurité régionale, le nucléaire ou les sanctions internationales.