Mensonges français et présidentielles américaines

Publié le 26 septembre 2008 par Drzz

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Mensonges français et présidentielles américaines

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Une réflexion De Dominique Aubuisson, chercheur français résidant dans le Michigan (USA), réflexion reprise par http://www.libertepolitique.com. Extraits adaptés et illustrés par Miguel Garroté : « La manière dont la campagne américaine est répercutée en France est tout simplement atterrante. Depuis un an, les médias français, de quelque tendance qu’ils soient, content aux français une histoire pleine de rebondissements imprévus, de détails ‘qui en disent beaucoup’, et d’analyses définitives. Seul hic dans le scénario : il s’agit d’une création imaginaire, fruit d’une distillation de sources non critiquées, et que la réalité ne cesse de déjouer.
  

  
Il faut du temps pour l’admettre mais la vérité est que les journalistes ne font pas leur travail correctement. L’Obamania se mettait en place aux États-Unis car il était bien entendu que les candidats républicains n’étaient que de pauvres bougres de conservateurs honnis de tous. Et la preuve était que leur tête de liste s’avérait être un homme de 72 ans, vétéran du Vietnam. Pas même besoin d’en parler. En dire du mal de temps en temps suffisait. A suivre les médias français depuis un an, le coude à coude entre McCain et Obama dans les sondages est tout simplement incompréhensible.
  

  
Vous vous résoudrez donc à gober l’explication ultime, le mistigri des analystes paumés : l’Amérique est toujours aux mains des racistes, des brandisseurs de Bible, des manieurs d’armes à feu et des ploucs. La preuve : le choix de Sarah Palin, chrétienne décidée, chasseresse à ses heures et ancien maire d’un trou en Alaska où l’on n’a rien d’autre à faire que de s’offrir un caribou et de chevaucher sa motoneige. La belle analyse. Elle est le résultat d’une transmission partiale des événements, repassée au filtre des attentes supposées de la société française. Lire aujourd’hui les journaux français sur les USA, c’est à peu de choses près lire l’Humanité il y a trente ans sur l’Union soviétique : au-delà des variantes, un unique son de cloche ».