Metallica - Death magnetic

Publié le 27 septembre 2008 par Pop Culture
Vous devez bien vous demandez ce que foutten ces ringards de Metallica dans les pages de ce blog ?
En fait, il faut que je vous dise qu’avant de m’intéresser aux musiques pop et electro, j’ai eu, comme tout bon petit blanc-bec révolté qui se respecte,  ma période hardos, à un époque où des noms comme Deep Purple, Iron Maiden, Slayer, Anthrax, Death ou Metallica avaient bien plus de sens pour moi que ceux de New Order ou Happy Mondays.
Et puis au tout début des années 90 sont arrivés Dinosaur JR, Nirvana, Mudhoney, Sonic Youth... et plus rien n’a été pareil par la suite.
Depuis, plus une goutte de métal, plus le moindre riff de guitare saturée, plus le moindre solo de batterie dans mes oreilles jusqu’à ce jour où j’ai appris la sortie d’un nouveau Metallica, que l’on annonçait comme "un retour aux sources", l'occasion rêvée pour  moi de replonger quelques instants afin de retrouver les saveurs sonores de mes jeunes années.
Après avoir vu recensement sur Arte le documentaire sur Metallica "Some Kind Of Monster" et la crise identitaire au sein de ce groupe de milliardaires en moule-burnes avec séances de psy et tout, on pouvait douter des capacités du groupe à redevenir les cadors du genre qu’ils furent pendant longtemps.
Ecouter cet album de Metallica en entier fut une épreuve… intéressante. Le hard rock c’est comme la course à pied, si on est pas entraîné à en bouffer un peu tous les jours, c’est crevant  et ça fatigue très vite ! Mais mon passé  de coureur de fond en la matière m’a permis malgré tout de me rendre compte que les choses n’ont pas beaucoup changé et que finalement Metallica reste bien un sacré groupe de hard, même si derrière les crinières bouclées se cachent des businessmen implacables (on se souvent de leur violente croisade contre le téléchargement illégal). Les riffs de guitares , la voix vindicative de James Hetfield, les solos en tapping de Kirk Hammet, les coups de massue de Lars Ulrich, tout est là comme dans le (bon vieux ?) temps.
Après près de 75 minutes d’écoute intense (et harassante) et un dernier titre de folie (le meilleur !  On dirait du Slayer) je peux affirmer que cette rechute, cette replongée en apnée dans les métaux lourds sera sans suite et que dès tout de suite je me remets un petit Herman Dune afin de retrouver mes esprits.
 
(éloignez les enfants du Poste ! ) Metallica - "My Apocalypse"