Grosse déprime chez les braqueurs de banques

Publié le 29 septembre 2008 par Richard Kirsch
Braqueur, une profession sinistrée.
La crise bancaire actuelle cause désormais de graves dégâts collatéraux. Premières victimes : les braqueurs de banque , un métier en voie de disparition programmée. Hier encore , ils arrivaient masqués , fringants, avec le bas Dim tout juste propre de leur copine sur la tête. Ils tiraient deux coups de pétard à amorce du fiston et les employés leur remettaient sans broncher le fric . Finito, terminato, y a plus d'oseille, de fraîche, d'artiche dans les caisses . C'est la crise aussi chez le braqueur ! Reste encore un petit espoir du côté des succursales de La Poste , deux , trois livrets A à piller , un fond de caisse par-ci par-là, une ou deux boîtes Collisimo à 6,60€ . Une vraie misère. C'est plus un métier croyez-moi. Une fois La Poste privatisée, les affaires ne vont pas s'arranger. Rien que du profit virtuel. Braqueur pas hacker s'abstenir . Avec la crise , les coffres des banques se vident car le client stocke le grisbi dans l'armoire de la grand-mère entre deux culottes de contention et la réserve de tubes Stéradent . Une reconversion du braqueur s'impose donc et il lui falloir de nouveau s'orienter vers de nouvelles sources financières. Je lui suggère le braquage des rayons des produits bio , très en vogue en ce moment, la revente de Vélib en banlieue, l'attaque des stocks de Tazer en plein progression ou encore la vente de plateaux-repas dans les centres de rétention "Made by Hortefeux" pleins à craquer . Allez, courage les garçons.