DSU et SRU, la solidarité urbaine marque des points en octobre

Publié le 22 octobre 2008 par Jean-Paul Chapon

Une bonne nouvelle peut en cacher une autre. Après que le Sénat, grâce aux voix de la majorité ait rejeté une nouvelle attaque contre la loi SRU à travers l’article 17 du projet de loi de la ministre du Logement, Christine Boutin, qui voulait inclure dans les 20% obligatoires de logements sociaux pour les communes de plus de 3500 habitants l’accession sociale à la propriété, c’est le projet de réforme de la DSU (dotation de solidarité urbaine) qui devrait être « gelé », faute d’être carrément supprimé. La mobilisation des élus dont les médias, mais aussi les blogueurs comme Paris est sa banlieue, se sont fait l’écho a fini par payer. Le projet, comme le rappelle le Monde « visait à faire sortir 238 communes de cette dotation versée par l’Etat pour compenser les faiblesses financières des communes les plus pauvres, afin de la concentrer sur les villes les plus en difficulté. Parallèlement, la dotation devait être augmenter de 70 millions d’euros en 2009, pour un montant total de 1,07 milliards. » La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie aurait admis le principe d’un « gel » de la réforme. « Les critères de la DSU seront reconduits en 2009. Quant aux 70 millions d’augmentation, ils seront attribués, pour 50 millions aux 150 communes les plus pauvres, les 20 autres étant répartis selon le système de péréquation actuel. »

Même si ça n’a rien à voir, un peu de Grand-Paris pour finir. On connaissait Google Map, il y a maintenant Google Street View, qui permet de voir les rues non plus de dessus, mais comme si on les parcourait. Un de mes amis et lecteur de Paris est sa banlieue m’avait montré ma rue en me disant que c’était bien parce que Google avait aussi pris des photos de la banlieue. Je n’avais pas tilté jusqu’à ce qu’un autre lecteur fidèle de Paris est sa banlieue m’envoie un mail sur ce sujet. En cette période où l’on discute tant des limites du Grand-Paris, Google a choisi en allant plus ou moins jusqu’à l’A86. La question ici n’est pas celle de la pertinence ou non de ce périmètre, mais du choix de ne pas borner sa vision de Paris au périphérique. Une preuve de plus que la vision administrative étroite de Paris n’existe pas au-delà des frontières de l’hexagone, et que vu de l’étranger comme depuis les satellites et caméras de Google, « Paris est plus grand que Paris », comme l’avait dit un jour Bertrand Delanoë, le maire du Paris des 20 arrondissements ;-)

Jean-Paul Chapon