Pushing daisies : 2.03 Bad habits

Publié le 30 octobre 2008 par Tao

Comme toutes les séries, l’année dernière a été un peu courte et grosso modo les intrigues de ce début de saison ressemblent plus ou moins aux histoires que l’on aurait pu avoir l’an dernier en fin de saison du moins en accéléré. Pas étonnant dans ce cas de voir l’intrigue d’Olive la nonne se terminer rapidement et de voir le secret de Lilly déjà dévoilé. On va donc très vite en ce début de saison et ce n’est pas plus mal car Pushing daisies a grand besoin de mettre le pied sur l’accélérateur et d’étoffer son univers car c’est bien joli de tout miser sur l’apparence, mais de bonnes histoires c’est bien aussi.

Tout commence bien sûr par un horrible meurtre et cette fois au couvent où Olive se trouve. Pas chance, elle venait de se faire une super copine et le meurtrier se trouve être son deuxième meilleur ami, Pigby le cochon. Comme toujours on a droit à une intrigue dingo et voir Emerson en prêtre valait vraiment le coup tellement cela le change de ses costumes colorés ridicules. Chi McBride tient définitivement le meilleur rôle de la série et c’est un vrai plaisir de suivre ce détective privé old school. L’habit va par contre comme un gant à Ned, Lee Pace pourrait jouer facilement dans un remake des ” Oiseaux se cachent pour mourir ” mais loin de moi l’idée de proposer une telle absurdité pour la saison 2009-10 de ABC. Sœur Charlotte est elle toujours à croquer même si je la préférai avec son déguisement de blonde en début d’épisode. Pire que la maison des Walker, le couvent est un vrai moulin où l’on trouve de tout sauf des bonnes sœurs. Entre Lilly venue accoucher en cachette, Olive uniquement là pour cacher ses secrets et sœur Larue à la recherche de truffes, il n’y a pas vraiment de temps pour prier notre seigneur Jésus Christ. Il faut dire, c’est tellement plus drôle de tournoyer comme une simplette à l’image d’Olive.

Le secret au sujet de la mère de Lilly est donc déjà dévoilé et franchement je pense que c’est une bonne chose. Toutes les moments au sujet cette histoire sont extrêmement réussies et en particulier celle où Ned joue aux devinettes car Olive veut lui dire la vérité tout en ne trahissant pas le secret de Lilly. C’est tout simplement à mourir de rire. Par contre comme par hasard, Chuck se pose également des questions sur ses origines exactement à ce moment précis et j’ai trouvé cela un peu lourd car ça amène des silences du peu ridicules avec Ned. Heureusement le pie maker relève la vérité à la fin ce qui va sans doute amener un peu de mouvement dans la série et je le souhaite enfin en finir avec les chassés croisés entre Chuck et ses tantes. D’ailleurs l’épisode m’a rappelé que Olive n’était toujours pas au courant du fameux don spécial de Ned ce qui la coupe un peu du trio de base de la série et c’est un peu dommage. Mais grâce à cet épisode, Olive et Chuck se rapprochent et la glace est rompue entre l’ex nonne et le pâtissier ce qui est plutôt une bonne chose. Mine de rien, on avance bien dans cet épisode même si la série manque toujours cruellement d’une vraie profondeur. A ce sujet, je pense devoir m’y résigner. Pushing daisies restera une bleuette toquée. Un mix entre Martine prend de l’extascy et Tim Burton comme j’ai pu le lire dans certains journaux. Un mélange déjà assez original pour une série finalement très curieuse et étrange. Et c’est sans doute cette bizarrerie qui a fait fuir les téléspectateurs américains. Daisies étant à la fois trop proprette et trop déjantée à la fois faisant qu’elle ne rentre dans aucun moule.

Bref on remet en quelque sorte les compteurs à zéro avec cet épisode pour faire repartir la série dans une autre direction. Et là ma foi, c’est vers l’inconnu que l’on se dirige. Il n’y a aucun indice pouvant nous laisser penser la voie qui sera choisie. Sauf que tôt ou tard on s’intéressera à la fille d’Emerson car la voix off y fait à nouveau référence. Elle sera donc à un moment le sujet d’une enquête du jour à mon avis. L’ensemble est toujours aussi joli, divertissant mais il manque un petit quelque chose que la série n’a jamais réellement trouvé pour rendre la série vraiment irrésistible et fascinante à la fois. Pushing daisies ressemble donc à une énorme sucette. On ouvre grand les yeux en la regardant, quand on goûte on adore mais cela devient vite écœurant. Oui, l’analogie est totalement bancale mais je voulais faire une jolie conclusion avec un accent british comme le narrateur de la série. Mais comme je n’y arrive pas je vais en rester là pour cet épisode. Les reviews de Pushing daisies sont d’ailleurs toujours un peu difficiles à écrire et je ne sais pas réellement pourquoi, c’est même assez curieux car je bloque rarement sur une série y compris celles que je n’aime pas. Mais il y a quelque chose dans Pushing daisies qui fait que j’ai du mal à écrire dessus. Si vous avez une idée du pourquoi de ce blocage, laissez un commentaire, c’est gratuit.