Alliance et combat de coq

Publié le 17 novembre 2008 par Nicolas J
Le débat sur les alliances au PS à quelque chose de surréaliste. Les « anti Ségo » l’ont mis sur le devant alors qu’il n’est annexe et Ségolène Royal en fait un enjeu de consultation des militants.
C’est surréaliste parce que ça met au cœur du débat une problématique qui n’en est pas une alors que le cœur de débat est bien un combat de personnes, pas un combat d’idées.
Les alliances ?
Tout le monde sait que c’est à étudier au cas par cas, pour chaque élection. Si un maire de gauche a besoin du Modem pour conserver sa commune, il s’associe nécessairement avec lui.
Les prochaines élections nationales auront lieu dans trois ans et demi. Nul ne peut savoir qu’elle sera la structure de l’électorat à cette date, les partis à la gauche du PS pourront représenter 20% des électeurs ou moins de 10 !
Imaginons que le président élu soit le candidat du PS, si la majorité ne peut pas se faire à l’Assemblée Nationale sans les 3 députés MODEM (complété des 10 opportunistes du Nouveau Centre qui auront vu le vent tourner…), je ne vois pas comment le PS pourrait faire passer des lois sans l’appui du MODEM.
François Mitterrand appelait ça l’ouverture. Moi, je pourrais l’appeler une alliance qui s’énoncerait ainsi : « si tu fais pas chier au niveau national, je pourrais t’aider à conquérir un ou deux départements, deux ou trois villes ou tout ce que tu voudras, mais, surtout, fais pas chier. »
Il y aura des alliances s’il y a besoin et les gugusses qui disent « on n’en veut pas » seront bien obligés de la fermer s’ils ne veulent pas rester dans l’opposition !
Les querelles de personnes ?
Ce n’est pas nécessairement péjoratif ! Il s’agit de trouver quelle personne sera la plus apte à monter une équipe pour diriger le PS (et concrètement, préparer la future présidentielle). Les partisans de Martine Aubry pensent que Ségo n’en est pas capable alors que ceux de Ségolène Royal pensent que Titine n’en est pas capable.
Les partisans de Ségolène Royal critique Martine Aubry en disant qu’elle est supportée par des vieux crabes du PS. Les partisans de Martine Aubry rétorquent que certains soutiens de Ségolène Royal ne sont pas des premières mains.
Ca ne serait pas des dames, j’aurais pu trouver quelques plaisanteries de mauvais goût à ajouter… mais je garde un fond de respect, contrairement à certains… qui ont perdu le respect en même temps que l’objectivité.

« Des noms ! Des noms » « Vos gueules, bordel, c’est mon blog ! ».


Je conçois le désarroi des militants qui s’imaginent encore que tel projet est meilleur que tel projet parce qu’ils ont travaillé dessus pendant des heures et des heures. De toute manière, les machins sont revus en toute hâte sur un coin de table pour faire plaisir à tout le monde. Je conçois leur peine quand ils imaginent qu’ils auront à travailler le parti de François Bayrou qui incarne la droite catholique abominable depuis son passage au Ministère de l’Education Nationale, mais à un certain moment il faut bien réunir une majorité pour gouverner.
Ce n’est pas toujours joli joli, la politique, mais arrêtez de nous faire croire que les alliances sont au milieu du bordel !
(Ca n’a rien à voir mais l’illustration vient de là… Si j’ai encore des clients qui croient encore au mariage…)