Les femmes qui ont eu et élevé des enfants peuvent bénéficier de «droits familiaux» au moment de partir à la retraite. Ces compensations (dont sont exclues les mères qui «n’ont fait qu’» éduquer leurs enfants sans salaire !) ont été instituées pour compenser les déséquilibres liés à l’existence de charges de famille, aux interruptions d’activité, au défaut d’épargne résultant de la charge d’enfants ou encore pour encourager la natalité. Les mères de famille salariées du privé peuvent ainsi bénéficier d’un trimestre supplémentaire à chaque anniversaire de l’enfant, jusqu’à ses 16 ans, dans la limite de 8 trimestres. Dans le public, le bonus est d’une année, étendu aux hommes s’ils ont interrompu leur activité.
Pour l’association Sauvegarde retraite c’est «un marché de dupes, la perte d’un acquis». Le président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), François Fondard, ajoute :
"Les deux années par enfant de majoration sont essentielles en matière de revalorisation surtout parce qu’elles (les mères) ont arrêté de travailler".
La présidente de l’Union des familles en Europe, Dominique Marcilhacy, s’insurge contre la proposition délirante de la HALDE :
"Inéluctablement, l’extension aux hommes de cet avantage conduira à la disparition de ces avantages, la HALDE ne peut pas l’ignorer… La majoration de deux ans que remet en cause la HALDE a pour but de compléter les annuités des femmes qui sont restées un moment au foyer pour s’occuper des enfants… On constate que la mère de 4 enfants est véritablement exploitée par le régime de retraite à la différence de celle qui n’a qu’un enfant. La proposition de la HALDE revient à accentuer cette exploitation."
Michel Janva (via Présent)