Refus du Ruban

Publié le 06 janvier 2009 par Jlhuss

Il n’est pas très correct de refuser les cadeaux mais certaines circonstances peuvent excuser cette inélégance apparente. C’est ce qui semble être le cas pour les deux journalistes distinguées par une belle et bonne Légion d’Honneur sans avoir , paraît-il, rien demander. Pour les cadeaux, c’est un peu différent, le Père Noël ne demande pas systématiquement une lettre.

L’ordre national de la Légion d’honneur est la plus haute décoration honorifique française, instituée en 1802 par Napoléon Bonaparte. Elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.

Il s’agit ici, de la promotion du nouvel an et ces deux femmes figuraient sur une liste fournie à la Chancellerie par Roger Karoutchi, ministre des relations avec le parlement.

Marie-Eve Malouines, chef du service politique de France-info, explique son refus en déclarant qu’à ses yeux une telle distinction se justifie après l’accomplissement de quelque chose d’exemplaire et d’exceptionnel. Une bien brave femme qui devrait regarder de très prêt les nominations pour comprendre que bien souvent, faire correctement son métier devient digne de la plus haute distinction pour peu que votre nom soit au Who’s Who. Ce n’est même pas toujours nécessaire.

Je ne vois vraiment rien, dans mon parcours, qui puisse justifier une telle distinction” déclare-t-elle.

Dans l’entourage de Roger Karoutchi (un beau camouflé pour le bon Roger !), on explique que les deux journalistes avaient été recommandées par l’Association de la presse parlementaire, et que leurs dossiers avaient été instruits par la Grande chancellerie de la Légion d’Honneur. Ces deux journalistes n’étant pas spécialisées dans l’investigation, explique certainement qu’elles n’aient pas été au fait de telles enquêtes… Elles ont maintenant un an (concernée également Françoise Fressoz du Monde) pour aller chercher la décoration inscrite au journal officiel. L’histoire dira si elles se tiennent à leur refus initial, ou … ne le dira pas.

Il faut signaler, à la décharge de la Grande chancellerie, que la quête des femmes à distinguer est très vive, l’institution ayant été très machistetrop longtemps. Quotas obligent, Mesdames vous avez toutes vos chances. Mais attention les instructeurs ! … Vous aurez sans doute plus de surprises avec la gente féminine qu’avec les hommes, toujours prêts à se languir devant un petit ruban. La femme se montrera sans doute moins « Napoléonienne »

Les grands refus

Deux journalistes politiques refusent la Légion d’honneur

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