L’argument écolo dans les nouvelles technologies ne se départit pas d’une autre tendance lourde: les économies.
Une batterie traditionnelle tient environ 300 fois la charge avant de voir ses capacités décroître. Elle ne se rechargera plus qu’à 97%, puis 94, etc, jusqu’à devoir être branchée en continu pour fonctionner. La Sonate d’HP (c’est son nom) a un cycle de recharges “à plein” de 1000. Donc moins de rejet dans la nature, moins de composés chimiques triturés par des ouvriers du Tiers-Monde, etc.
De ces deux cas, on peut retirer deux leçons :
- La référence à la batterie est très importante. C’est quasiment la plus détaillée dans les deux cas. C’est évident pour la batterie, mais secondaire dans le cas du téléphone. Et pourtant la durée de vie de la batterie est mentionnée. Ce qui tendrait à signifier que cette référence est importante en elle-même. L’énergie est probablement, plus que le recyclage, les produits toxiques, etc, un moteur du développement de l’idée écologique dans les nouvelles technologies.
- L’économie financière réalisée est prépondérante dans la stratégie de consommation d’HP et de Motorola. Ils se dévoilent ici à contre-courant de beaucoup de constructeurs - Apple en tête - qui attendent une réprimande de l’opinion publique ou d’ONG pour mettre un peu de vert sur leurs produits. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut les encenser (rien que le nouvel HP Touchsmart consomme sans doute pour deux avec son système d’exploitation doublé d’une surcouche de gestion de l’affichage tactile…). Mais ils se présentent comme des précurseurs.
Ecologie et économies font donc bon ménage, et l’écologie est une marque d’innovation. Ce sont au moins deux messages positifis.