Les associations de harkis sont-ils des coquilles vides...

Publié le 05 janvier 2009 par Harki45

Les associations de harkis sont-ils des coquilles vides…

Une nouvelle façon d’agir doit naître. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est que chaque personne, chaque association développe à son niveau, dans sa commune, dans son département, une nouvelle façon d’agir fondée sur la collaboration, l’échange et le partenariat avec les autres associations de harkies présentes sur le terrain. Un état des lieux et responsabilité est nécessaire, c’est le cœur même de ce renouveau de l’activité harkie.

Aujourd’hui, on constate, les déchirements et les divisions les plus catastrophiques. Des luttes attristantes pour la représentativité, des oppositions navrantes entre des tendances qui se rejettent, voire s’insultent, et qui vont parfois jusqu’à s’exclure les unes les autres et à oublier d’ou ils sont venus. Des associations, travaillant dans la même ville, dans la même localité, s’ignorent et parlent, chacune de leur côté pour aboutir à quoi ?

L’analyse sérieuse ne laisse point de doute quant à l’état réel de la situation des harkies. La division et l’émiettement sont la règle, et certains s’en régalent, les volontés de pouvoir s’intensifient et le dialogue direct entre les différentes tendances à quasi disparu, et tout le monde dit espérer le contraire. Qui donc est responsable ? Que faire pour remédier à cette situation ? En d’autres termes, comment tirer parti des acquis et réformer nos déficiences ? Parce que c’est bien de réforme dont nous avons besoin.

Au vrai, chacun d’entre nous a sa part de responsabilité, on peut certes critiquer telle ou telle personne, telle ou elle organisation ou encore les gouvernants manipulateurs. On peut faire cela aisément, quotidiennement,  c’est ce que l’on sait faire de mieux…parce que l’on a passé, ces dernières années, son temps à chercher des coupables, finir par reconnaître que l’on n’a trouvé aucune solution.

Je vous le dis : la réforme est là, la réforme dont nous avons besoin aujourd’hui, consiste en un changement profond de notre état d’esprit et de la façon de parler et d’agir qui prévalent actuellement dans notre communauté. C’est le travail de chacun et un engagement de tous les instants.

Localiser nos engagements, c’est développer une dynamique interassociatives fondées sur la complémentarité et les objectifs ponctuels communs, tisser des liens, c’est la responsabilité de chacun et chacune. Notre devoir vaut davantage que nos divergences intellectuelles, cela est certain et vital.

Aujourd’hui, les associations sont des coquilles vides, on comprend alors que la responsabilité est sans commune mesure et que si chaque président, chaque membre et chaque adhérent prenaient la mesure exacte des exigences de leur engagement, ils arriveraient vite à la conclusion qu’il est impératif et urgent de collaborer avec les autres forces ( intérieur ou extérieur ) présentes sur le terrain.

C’est en fait la non conscience des défis réels auxquels nous devons faire face qui entraîne certaines associations à travailler seules, à s’isoler pour finir par se noyer dans leur propre inactivité, alors que le travail collectif rendraient leur engagement plus performant.

Malheureusement, certains oublient que leur association est un moyen, un instrument de l’action au service de la communauté, et non pas la finalité de leur engagement individuel. L’ensemble des harkis et de leurs enfants  n’ont pas besoin de partisans dont le seul but est d’instrumentaliser la communauté pour leur propre compte, quelque louable qu’il soit.

Enfin ; nos défis sont conséquents. Ils s’agit de développer un outil de mémoire, type fondation, pour une meilleure connaissance de l’histoire harkie. Rien de tout cela ne peut voir le jour sans un changement de notre état d’esprit qui nous pousserait à comprendre que nous avons besoin des uns et des autres et que, plus largement, la société dans laquelle vous vivons regorgent de compétences disposées à accompagner notre engagement en ce sens.

Notre vrai pacte est notre sincérité.