Souplesse dorsale et capitalisme

Publié le 27 janvier 2009 par Frednetick

Il faut bien l’admettre, sauf à craindre d’être lapidé en place publique (République par exemple) le 29 janvier prochain, le capitalisme n’a plus la côte.

Ses thuriféraires voudront bien me pardonner mais leurs dénégations entendues et les circonvolutions intellectuelles qui sont aujourd’hui les leurs me laisse de marbre, le même que celui de leur tombe.

A bien les entendre, il existerait ainsi un bon capitalisme et un mauvais capitalisme. Le français moyen aura vite identifié le parallèle que l’on peut dresser avec le bon et le mauvais chasseur, la galinette cendrée étant avantageusement remplacée par le salarié, beaucoup plus disponible et volubile en ces jours de revendication.

Car après tout que nous disent le sens de l’histoire et la logique capitalistique? Qu’il faut accumuler!!! A-C-C-U-M-U-L-E-R !! Peu de gens se posent finalement la question de savoir pourquoi mais doit-on s’en émouvoir quand tout le système médiatique et éducatif pousse dans ce sens . Le sens de l’histoire diront certains, le chemin de l’enfer répondront les autres, et l’on peut douter qu’il soit pavé de bonnes intentions. Le serait-il qu’il fournirait toujours de solides arguments pour une manifestation un peu rétro dans le style sous les pavés la plage.

Je ne peux professionnellement pas cautionner ce type d’agissement, le coût de remplacement desdits pavés et de la main d’oeuvre hors de prix à cause des charges et d’un système de santé pour privilégiés assistés, obérant de façon significative les marges de manoeuvre des collectivités sur le domaine public desquelles se déroulent ces pérégrinations bruyantes.

Mais qu’il ne soit pas dit que l’on s’arrête en si bon chemin, car il faut en finir, existe t-il un bon capitalisme? Celui qui accumulerait mais qui serait un bon capitaliste. tandis que le mauvais lui, accumulerait mais serait à l’évidence un mauvais capitaliste. Au pilori des fast thinkeurs reconvertis en médecins de fortune au chevet du capitalisme, la liquidité et le manque d’éthique.. Voyons ensemble de quoi il ressort.

La structure actuelle du capitalisme, financiarisée, est-elle une forme parmi d’autres ou bien est-ce au final la forme vers laquelle évolue naturellement le système capitalistique?

Poser la question c’est déjà ne pas être certain de la réponse. Pour Not’ président et son conseiller Mazarin Guaino nous pourrions “moraliser” le capitalisme par la régulation. Outre l’ineptie sémantique qui consiste à vouloir moraliser un corps abstrait dépourvu de tout sentiment et réaction un tant soit peu humaine et donc rationnelle, je crains qu’ils ne perçoivent pas la logique sous jacente.

Il ne fallait pourtant pas aller chercher bien loin. Direction Bordeaux (ahhhhhhh Bordeaux) et le GRES, le groupement de recherche économique et social. Publié en septembre 2007, un des cahier du GRED s’intitule “La financiarisation des stratégies : transferts de risque, liquidité, propriété et contrôle“.(58 pages pas évidentes évidentes, mais pour les courageux ça passe)

Quel rapport me direz vous avec le capitalisme? Et bien derrière ce terme générique, support de tous les maux,  se cache - pas très bien mais ce n’est pas forcément son but - un personnage central de l’économie moderne, l’actionnaire. Le capital ne porte pas en lui même le gène de la liquidité et il n’est internationalement mobile que par choix, espère t-on réfléchi, d’un actionnaire ou d’un regropement d’actionnaires. L’ancienne structure capitalistique familiale prouve cependant par l’exemple qu’une structure capitalistique pérenne, stable et efficace peut exister.

Dès lors s’interroger sur l’origine de la liquidité, et de ses conséquences que sont la localisation toujours plus optimalisée et immédiate de celui ci à l’échelle du globe n’est pas anodine.

Je vous livre la vérité nue, dont vous ne cessez, petits adolescents lubriques, de reluquer les courbes: Il n’existe pas de morale sous jacente, il s’agit d’une pure recherche d’efficacité marginale du capital.

Vous commencez à comprendre que la morale n’a rien à voir là dedans, et c’est bien, vous êtes déjà en avance sur les élites intellectuelles de la France qui bouge ses petits bras dans tous les sens, tellement ça fait du vent, tellement ça donne l’impression que l’on agit…

Elevé à l’école non pas de la magie, mais du suspens, je remets la suite à un post ultérieur. Je ne doute pas que votre palpitant vient d’arrêter ses contractions naturelles, je vous demande de respirer un grand coup, relachez la pression intracranienne, la suite c’est pour bientôt.