Internet: outil (marketing) puissant pour le livre

Par Aucoindulivre

Internet étant un outil collaboratif, il permet aux entreprises, associations ou particuliers, de communiquer facilement avec les internautes tout en étant un outil marketing puissant. Plateformes interactives, forums, blogs, portails culturels, sites, réseaux sociaux, ce large panel de possibilités permet au monde du livre de se développer sous divers aspects.

Que ce soit éditeurs, auteurs, ou encore simples lecteurs, tout le monde trouve son compte. Les éditeurs se mettent peu à peu au goût du jour, et de la petite maison d’édition indépendante au grand groupe éditorial, la plupart des éditeurs ont un site internet. Être proche des lecteurs est devenu essentiel. Ainsi les éditeurs rendent leurs sites interactifs, où les internautes peuvent trouver des dossiers sur des auteurs, les nouveautés, l’actualité de la maison etc. Face, au problème de la gratuité d’Internet, où le contenu peut être partager avec toute la toile, les éditeurs se sont eux aussi retrouvés face à ce problème notamment avec les ebooks.

Certains ont tentés des expériences, plutôt satisfaisantes: l’éditeur Harper Collins propose un service actuellement: Browse Inside , qui permet aux internautes de lire le début des livres de la maison. Une sorte de feuilletage virtuel. Le but est de toucher un public plus large (qui ne va pas dans les librairies) et d’augmenter les ventes.

Outre les éditeurs, d’autres ont tenté des expériences plus risquées. Paulo Coelho par exemple, qui depuis l’année 2000, pirate lui même ses livres, en intégralité. Évidemment il n’y a pas d’annonces à proprement parler, cela se fait entièrement par bouche à oreille. En ce moment sur son blog on retrouve son dernier roman The way of the bow disponible en anglais, espagnol, portugais et italien. En 2000, il avait mis Like a flowing river sur son blog, et 6 ans plus tard lors de la sortie matérielle du livre, 180 000 exemplaires se sont écoulés en Angleterre.

Utiliser Internet comme complément est bénéfique, il faut suivre ses évolutions, les comprendre et en faire un avantage et non un outil qui perturbe et déstabilise le monde du livre.

Autre exemple, les éditeurs se servent d’Internet pour trouver de nouveaux auteurs: Harper Collins (encore et toujours) avait lancé un concours sur le site Authonomy.com (réseau social permettant aux auteurs de mettre en ligne leurs œuvres et de les soumettre aux votes des lecteurs) et va ainsi publier 3 auteurs de ce site: Miranda Dickinson, Steven Dunne et Lynne Barrett-Lee.

Puis vient l’utilité des blogs! Les blogs ont une réelle influence sur la reception d’un livre (en négatif ou en positif). La toile devient un bouche à oreille virtuel où les blogueurs se passent le mot, et l’on retrouve des critiques de livres sur de nombreux blogs (dont ACDL ). On pourra donner l’exemple de 2 livres qui n’étaient pas destinés à de grosses ventes par leurs éditeurs et qui grâce aux médias (dont les blogs) sont devenus connus : Les déferlantes de Claudie Gallay et L’élégance du Hérisson de Muriel Barbery.

Cet effet buzz est propre à Internet, et on remarquera qu’il y a eu d’autres situations où Internet a joué un rôle important dans la façon de communiquer une information. ACDL pense notamment à deux événements: le buzz autour du livre Ennemis publics de BHL et Houellebecq où Flammarion lançait une énigme: qui seront les auteurs de ce livre? Tous les blogs s’étaient emparés de l’affaire pour essayer de trouver les mystérieux auteurs. Puis ce fameux écrivain de thriller Joseph Lubsky (ex-taulard), auteur de La cellule de Zarkane et qui n’est autre que Patrick Sébastien. L’idée était de produire dans l’anonymat pour séduire les critiques.

Ces deux exemple montrent deux choses: Internet est un outil puissant et peut vous propulser sur la scène du jour au lendemain, mais il a aussi un effet de soufflet, notamment avec Ennemis Publics dont les ventes n’ont absolument pas décollées.

Puis il y a aussi des personnes qui utilisent Internet pour échanger et diffuser leur talent. Par exemple de nombreux auteurs publient sur Internet à travers leurs blogs. Par exemple Patrick Fort (qui a trouvé un éditeur) publient ses nouvelles sur son blog Lire, écrire et en parler, ainsi que Thomas Frédéric qui met en ligne ses poésies sur son blog art et littérature et Thierry Benquey qui écrit des poésies, nouvelles (courtes et longues), et contes sur Esprit de mots.

Outil marketing pour les éditeurs, outil de communication pour les auteurs en quête d’être publiés, Internet est devenu en quelques années une nécessité pour le livre. C’est aussi un moyen de pouvoir échanger, partager, débattre, et discuter avec d’autres internautes. La littérature a besoin d’Internet pour avancer, pour toucher plus de monde et aussi pour se maintenir, face au nombre considérable de gens qui lisent de moins en moins, voire plus.

Et vous qu’en pensez vous?