Asthme et cigarette

Publié le 11 février 2009 par Dunia

Tabagisme

Énième tentative d’arrêter de fumer

Pour 2009 j’ai pris quelques résolutions importantes. Entre autres, m’apprêter fémininement lorsque je sors -jupe, vêtements repassés, chaussures de ville, bijoux et maquillage- et euh… arrêter de fumer. Oui! Je sais! Depuis que je tiens ce blog -octobre 2006- j’ai déjà annoncé au moins trois fois que je cessais de fumer. La première fois j’ai arrêté quatre mois. Le problème c’est qu’en pleine prise de cortisone à cause d’une crise d’asthme assez grave, avec l’envie de se “remplir” qu’induit ce foutu médicament, je me suis empiffrée de bouffe jusqu’à atteindre les euh… 72-75 kilos. Et oui. Les médecins ne cachent pas que la cortisone favorise une rétention d’eau qui gonflera le patient “normalement”, inconvénient qui revient à la normale lors de l’arrêt du médicament, mais omettent de prévenir que les corticoïdes donnent une faim et des envies de manger incontrôlables, gargantuesques, qui l’enroberont de graisses superflues qui s’ajouteront au poids du liquide qu’il retiendra dans les tissus. Malheureusement, contrairement à l’eau qui “s’évapore” lors de l’arrêt de la Prednison, la graisse  qui s’est collée au ventre, aux fesses, au cou, aux cuisses, aux bras, ELLE RESTE! Constatant que j’avais dépassé la barre fatidique des 70 kilos, en revenant de mes pénibles vacances en Espagne au mois de mai 2008, j’ai pété un plomb. Je ne supportais plus la vision du corps informe que me renvoyait mon miroir. Pour m’aider à manger normalement sans excès, j’ai recommencé à fumer et j’ai géré les grignotages compulsifs en les remplaçant par la clope. J’ai maigri! Youpi! Mais j’étais redevenue fumeuse.

En pleine crise d’asthme en septembre 2008 , j’ai annoncé que je cessais de nouveau de fumer. Hélas, j’étais aussi en pleine crise de dépression et arrêter de fumer dans ces conditions relève quasiment de l’impossible. Après deux jours, je refumais comme une cheminée.

Malgré mes bonnes résolutions 2009, je n’ai pas voulu stopper le tabagisme au 1er janvier. Je ne me sentais pas prête. J’ai donc attendu un peu et profité ce week-end de mon court séjour chez Vicky, une ancienne fumeuse depuis longtemps non-fumeuse, pour arrêter. Depuis samedi je n’ai pas fumé. Je ne m’aide d’aucun substitut à la nicotine. J’ai de la chance. Les substances addictives ne s’accrochent pas beaucoup à mon corps, sinon je serai depuis longtemps alcoolique, toxicomane ou… morte. Or, j’arrête tout très facilement sans éprouver de manque. Mon problème avec la cigarette c’est le côté rituel dont je peine à me défaire. J’adore la première clope du matin qui accompagne mon thé, la clope que je fume lorsque j’ai besoin d’inspiration entre l’écriture de deux textes, la clope que grille lorsque je m’ennuie en attendant le bus. Depuis cinq jours, je résiste à ces cigarettes rituelles en contrôlant ce que je mange afin de ne pas les compenser par de la nourriture. Actuellement, je pèse 60kg toute habillée chez le véto qui s’occupe de ma ménagerie -je profite de la balance à chiens qui trône dans sa salle d’attente pour contrôler ma masse graisseuse- et n’ai aucune envie de reprendre des kilos, sinon mes efforts pour arrêter de fumer seront voués à l’échec. Mais franchement, ne pas compenser le rituel de la cigarette -une chose qui se met en bouche- par de la nourriture -autre chose qui se met en bouche- est assez irritant. J’ai bien essayé de manger des carottes pour suppléer la clope mais… euh… bof… Je n’ai aucunement envie de grignoter des carottes. Au contraire elle me donnent la nausée. J’ai des envies de chocolat, de biscuits, de viennoiseries, de tartines de miel, de fromage gras, de pâté de foie, de cacahuètes, d’oeufs mayonnaise, de Nutella, de nougat, de légumes en sauce béchamel, de viandes entremêlées… bref… de choses grasses ou sucrées. Pour le moment je gère, mais c’est… pffffff… chiant.

Titre: Mégots.