Décrochage scolaire : Vite une commission parlementaire!

Publié le 04 mars 2009 par Magazinenagg

Pierre Curzi, député de Borduas et porte-parole du PQ en matière d'éducation, réclame une commission parlementaire. Il dit : " Les données alarmantes sur le décrochage scolaire, publiées récemment, combinées aux déclarations plutôt inquiétantes de la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, qui refuse de se fixer des objectifs clairs en terme de réduction, doivent interpeller l'ensemble de la société québécoise. Les conséquences sur l'avenir du Québec sont graves. Il faut donc mettre en branle un vaste chantier et prendre le taureau par les cornes parce qu'il semble bien que le gouvernement libéral est à court d'idées ".

Il poursuit : " Il est crucial que collectivement, nous puissions renverser la tendance. Il y a urgence d'agir. Il faut prendre tous les moyens pour assurer la réussite de tous ". (Voir le communiqué de presse, Lutte au décrochage scolaire, ci-après)

Donc, pour un politicien, agir rapidement et prendre le taureau par les cornes signifit créer une commission parlementaire pour élaborer des pistes d'action. Wow, il fallait y penser!!!

Il faudra bien un jour mettre fin aux études et aux commissions parlementaires et passer à l'action. Les solutions sont connues depuis longtemps ( Ici, ici, ici, ici).

Comme le souligne dans son texte, Richard Martineau il est grand temps de brasser la cage et de faire le grand ménage.

Malheureusement, les politiciens présentement au pouvoir ou dans l'opposition n'ont pas l'étoffe qu'il faut pour mettre les syndicats et les bureaucrates au pas. En attendant les élèves continueront de servir le système et non l'inverse.
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Faut-il congédier les profs incompétents?
Richard Martineau
Canoë, 02/03/2009 08h06

Samedi, Le Journal publiait les résultats d'un sondage de l'IRB (Indice relatif de bonheur) sur notre perception du monde de l'éducation.

On y apprenait que 43%des répondants trouvent que les syndicats "protègent trop les mauvais professeurs et n'encouragent pas suffisamment les bons".

Les Québécois ne sont pas seuls à penser cela. De plus en plus de gens partagent ce point de vue.
DE LONDRES À NEW YORK

En 2007, Tony Blair a demandé à l'Association of School and College Leaders, un organisme qui regroupe 14 000 directeurs et directeurs adjoints d'écoles, de rédiger un rapport sur l'état de l'éducation en Angleterre.

Qu'est-ce que l'Association a proposé ? Que les directeurs d'école puissent avoir la liberté et le pouvoir de virer les professeurs incompétents.

En novembre 2007,Michael Bloomberg, le maire de New York, a mis sur pied une unité spéciale d'avocats, le Teacher Performance Unit. Sa mission : monter des dossiers permettant à l'administration municipale de congédier les mauvais profs.

"Nous voulons avoir la capacité de renvoyer les professeurs permanents qui, malgré le fait qu'ils aient reçu de l'aide de leurs supérieurs, ne peuvent pas ou ne veulent pas s'améliorer", a expliqué le directeur des relations de travail du Département de l'Éducation de la Ville de New York.

"Seulement un centième de 1%des profs incompétents perdent leur boulot, a écrit le directeur des écoles publiques de New York dans un mémo. Il est temps que ça change."

LE GRAND MÉNAGE

À Washington, les écoles publiques étaient dans un état lamentable. La performance des élèves était l'une des pires au pays, une véritable honte. Or, Michelle Rhee, une ex-prof de 37 ans qui a été nommée directrice du système d'éducation public de Washington en juin 2007, a renversé la tendance en 18 mois seulement.

Comment a-t-elle réussi son coup? Elle a fait le ménage. Elle a renvoyé 270 professeurs et 36 directeurs d'école qu'elle jugeait incompétents, et les a remplacés par des travailleurs qui avaient la flamme.

"La solution à la catastrophe de notre système d'éducation nationale est le talent", affirme-t-elle.

Son rêve : payer les profs selon leur performance. Plus un prof réussira à améliorer les notes de ses élèves, mieux il sera payé.

BRASSER LA CAGE

Aux yeux des syndicats de profs américains, Michelle Rhee est un leader d'extrême droite. La principale intéressée s'en fout : elle a réussi à sortir le système d'éducation de Washington de la dèche et à en faire l'un de meilleurs au pays. Voilà l'essentiel.

"Il est extrêmement difficile de se débarrasser des mauvais profs une fois qu'ils ont leur permanence, a dit le principal d'une école du Bronx à une journaliste du New York Post. Une de mes profs s'est endormie dans son cours, elle était paresseuse et totalement incompétente. Or, elle enseigne encore."

La même chose se passe au Québec. Combien de profs enseignent sur le pilote automatique, un oeil sur leur montre et l'autre sur leur convention collective ?

Ils emmerdent des générations complètes d'étudiants. Pourtant, ils ne perdent jamais leur emploi.

À quand une Michelle Rhee québécoise, qui osera brasser la cage ?
Car il n'y a rien de plus frustrant pour un prof passionné que de voir des collègues fatigués et paresseux se pogner le beigne en toute quiétude.

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Lutte au décrochage scolaire - LA REUSSITE DE NOS ELEVES EST L'AFFAIRE DE TOUS: UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE POUR ELABORER DES PISTES D'ACTION

QUÉBEC, le 3 mars /CNW Telbec/ - "Les données alarmantes sur le
décrochage scolaire, publiées récemment, combinées aux déclarations plutôt
inquiétantes de la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, qui refuse de
se fixer des objectifs clairs en terme de réduction, doivent interpeller
l'ensemble de la société québécoise. Les conséquences sur l'avenir du Québec
sont graves. Il faut donc mettre en branle un vaste chantier et prendre le
taureau par les cornes parce qu'il semble bien que le gouvernement libéral est
à court d'idées".
C'est ce qu'a déclaré le député de Borduas et porte-parole de
l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire, Pierre
Curzi, ajoutant qu'il a transmis au président de la Commission de l'éducation,
le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, une demande formelle pour que
l'Assemblée nationale tienne une consultation publique sur cet important
enjeu.
Le taux de décrochage se maintient et n'a pratiquement pas bougé depuis
six ans. Dans certaines régions, il atteint les 40 %. En juin 2008, les
députés avaient retenu l'idée d'une telle commission parlementaire qui devait
avoir lieu à l'automne. Or, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a
plutôt choisi de déclencher des élections.
"Les libéraux avaient dit oui à la commission parlementaire sur le
décrochage scolaire. La question est maintenant de savoir, une fois les
élections terminées et avec les deux mains sur le volant, s'ils vont encore
dire oui", se demande Pierre Curzi.
Pour le Parti Québécois, cette consultation doit permettre aux
parlementaires d'entendre les parents, les experts et tous les intervenants de
l'éducation qui sont préoccupés par l'ampleur du phénomène du décrochage
scolaire, particulièrement chez les jeunes garçons. "Cette consultation est
une opportunité pour les parlementaires de s'inspirer de certains succès et
d'initiatives locales qui luttent efficacement contre le décrochage scolaire",
a poursuivi Pierre Curzi.
"Il est crucial que collectivement, nous puissions renverser la tendance.
Il y a urgence d'agir. Il faut prendre tous les moyens pour assurer la
réussite de tous", a conclu Pierre Curzi.