Séraphine de Senlis

Publié le 30 mars 2009 par Schampagne

Le Printemps arrive et avec lui une explosion de fleurs et de chants d’oiseaux. C’est la renaissance annuelle de la nature. Alors pourquoi s’enfermer dans une lecture déprimante, serait-elle primée, à l’instar du roman d’Olivier Adam, Des vents contraires ( Editions de l’Olivier) qui vient de recevoir le Grand Prix RTL-Lire 2009. On ressort de ce livre avec une chape de plomb sur la tête, une envie de s’enfouir sous un oreiller pour ne plus jamais en ressortir. C’est fatigant à la fin de ne lire que des romans nombrilistes et infiniment tristes, quelque soit la qualité d’écriture des auteurs que je ne remets absolument pas en cause.

Malgré tout, je vous conseille de vous pencher plutôt sur La vie rêvée de Séraphine de Senlis (Phébus) dont Françoise Cloarec nous livre une biographie claire qu’elle a pu réaliser grâce à un travail de recherches documentaires exceptionnel.

On suit la destinée de cette artiste qui est née dans un milieu pauvre, orpheline très jeune et placée comme servante dans des familles bourgeoises. On assiste à l’appel mystique qui la pousse vers la peinture, à plus de 40 ans, et dont jaillit une explosionde tableaux représentant des bouquets de fleurs colorées, des œuvres lumineuses qui reflètent la joie et l’exaltation de la magie de la vie.

Un destin fabuleux, retracé également avec bonheur par Martin Provost dans son film Séraphine. Il fût le grand gagnant de la 34ème cérémonie de remise des Césars avec sept prix remportés, dont celui du meilleur film et de la meilleure actrice, récompensant la performance de Yolande Moreau. Si vous n’avez pas pu voir le film au cinéma, sachez que le DVD devrait sortir au mois d’avril.