Le sport, comment ça marche ?

Publié le 30 mars 2009 par Mtislav
  
Gaël a tagué la rédaction. C'est pas de chance, Henry James, notre chroniqueur spécialiste en économie n'y connaît rien en sport. Par chance, mon neveu est allé au ski la semaine dernière. On lui a donc demandé comment il réussissait cela par temps de crise. C'est ce récit que nous publions aujourd'hui. Puisqu'il est question de sport, attirons l'attention de nos lecteurs sur une série d'émission qui a démarré aujourd'hui sur France Culture, consacrée à la philosophie du sport. C'est à 17 h, le podcast fonctionne très bien aussi pour ceux qui feraient leur jogging à cette heure-là. Les deux invités ont publé un livre chez Vrin, nous allons nous précipiter pour le lire (Denis Moreau et Pascal Taranto « Activité physique et exercices spirituels »). Des intellectuels qui délirent sur le coup de boule de Zidane en finale de la coupe du monde, j'en ai entendu beaucoup. Des footballeurs qui assènent deux vérités totalement contradictoires à quelques secondes d'intervalle, il y en a beaucoup. Faut pas chercher, le cousin de ma chère Cécile qui a fait partie de l'équipe de France de foot championne du monde était invité sur Inter exactement au même moment. L'ex-joueur de Munich expliquait qu'il était sûr qu'ils allaient la gagner cette coupe, qu'il se sentait en pleine maîtrise. Manque de bol, deux secondes après, il racontait comment il avait raté un pénaud décisif qui aurait pu leur faire perdre cette compétition. Taranto et Moreau, je ne sais pas lequel des deux, expliquait le sens qu'il donnait au coup de boule le plus célèbre du XXe siècle : pour lui, il s'agit tout bonnement du péché originel ; Zidane n'est qu'un homme... C'est ça le sport, une crise de la foi !
Comme j'avais la flemme, j'ai mis mon réveil un plus tôt pour préparer mes affaires. Dans la vallée, je me suis arrêté boire un café : j'avais toujours la flemme. Sur la route, il y avait de la glace, c'était comme un rallye. Après, j'ai marché un peu. J'avais oublié ma parka, il faisait très beau mais j'ai eu peur de trouver trop de vent en haut. J'ai eu la flemme un instant mais finalement je suis retourné la chercher.
J'ai vite trouvé la neige, c'était bien car j'ai pu chausser mes skis (quand on a la flemme de porter ses skis, on est toujours content de les avoir aux pieds).
Après, ça montait, c'était très long. Je ne me suis pas beaucoup arrêté, seulement deux fois un peu, pour boire du thé et manger des fruits secs, et puis après, parce que j'avais mal à une épaule. Et à la fin parce que j'avais très mal à un pied. J'ai cru que je n'arriverais jamais en haut mais j'ai continué, sans doute par flemme de trouver une explication pour renoncer.
Tout cela a duré quelques heures. Ensuite, je suis redescendu. Honnêtement, c'est ce que je préfère !