La BCE laisse son principal taux directeur inchangé

Publié le 06 septembre 2007 par Danielriot - Www.relatio-Europe.com
Pas de surprise:  la Banque centrale européenne (BCE) a laissé, son taux directeur inchangé à 4 %. La dernière hausse, de 3,75 % à 4 %, remonte à juin. Cette décision fait évidemment débat. Mais . la BCE s'est ainsi rangée à l'avis de la plupart des experts ou d'organisations internationales (comme l'OCDE), qui jugeaient plus sage d'attendre un retour au calme des marchés avant de relever les taux directeurs. La Banque d'Angleterre a peu auparavant annoncé aussi le maintien de son principal taux à 5,75 %.

Début août, Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, avait clairement ouvert la voie à une augmentation du principal taux de 4 % à 4,25 %, qui aurait été la neuvième depuis décembre 2005. Les risques inflationnistes liés à la croissance solide et la montée des  prix du pétrole justifiaient à ses yeux ce geste. Même si ces dangers de dérapage des prix subsistent, le plongeon des marchés en août lié à la crise des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis a changé la donne. Cela dit, la BCE réaffirme qu'elle fait "preuve d'une grande vigilance"... sans préciser ce que cela veut dire  et surtout pourrait entraîner. Selo les experts, M. tichet  a  laissé aisi la porte ouverte à un resserrement des taux d'intéret dans la zone euro.

Autre mesure :  la BCE a d'ailleurs cherché à calmer dans la matinée en procédant à une injection massive d'argent frais (42,24 milliards) sur le marché monétaire, visant à remédier aux craintes d'une pénurie des liquidités liées à la crise des crédits à risque aux Etats-Unis. cela commence à faire beaucoup, puisque cela s'ajoute aux quel 200 milliards d'€ déjà déversé...


Comme pour l'OCDE et contrairement à l'optimisme officiel français: la Croissance est revue à la baisse
La BCE a abaissé jeudi sa prévision de croissance pour la zone euro en 2007, a annoncé son président, le Français Jean-Claude Trichet, lors d'une conférence de presse jeudi à Francfort. L'institut table à présent sur une croissance de 2,5 % cette année, contre 2,6 % auparavant. Il a en revanche maintenu sa prévision de croissance pour l'an prochain inchangée à 2,3 %. Les perspectives de croissance restent favorables en zone euro, malgré les turbulences qui ont agité les marchés financiers, liées à la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis, a souligné M. Trichet.