Séraphine

Publié le 05 avril 2009 par Ptiterigolotte @ptiterigolotte

Séraphine Louis dite Séraphine de Senlis est une femme de ménage, bergère, laveuse mais peintre à ses heures perdues. Visionnaire sur son temps, elle exécute à la lumière de la bougie des peintures de maîtres, très vite le collectionneur allemand, Wilhem Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau découvre les œuvres de Séraphine et les achète au prix fort. Séraphine, qui a l'habitude des quolibets et des moqueries, refuse en premier lieu l'argent mais le locataire insiste et finalement elle cède. S'installe alors une relation fondée sur l'admiration entre les deux êtres, l'un pour les œuvres pleines de spiritualité et l'autre pour son écriture.
Si le film de Martin Provost souffre de quelques longueurs, on retient surtout la performance de Yolande Moreau qui porte littéralement le film. Yolande Moreau ne joue pas Séraphine, elle est Séraphine, une peintre méconnue en phase avec la nature qui l'entoure. Son œuvre exposée à Paris fin 2008-début 2009 est empreinte de communion avec les choses de la vie. Le film s'inscrit dans les biopics artistiques tels Van Gogh de Maurice Pialat ou dans un autre genre Camille Claudel de Bruno Nuytten, qui dépeint la folie d'une sculptrice célèbre du siècle dernier, mais ne parvient pas à les égaler malheureusement.