Comment se décrédibiliser auprès d'un recruteur

Publié le 05 mai 2009 par Claire Romanet
Au départ, ça commençait bien. Un CV bien fait, des expériences variées avec des postes à responsabilités, notamment au sein de 2 belles entreprises. Une lettre de motivation bien rédigée qui montrait que l'offre d'emploi avait été bien lue. Sauf que... c'est la 4e fois que ce candidat envoie son dossier de candidature chez Elaee en moins de 2 mois !
On rembobine.
1er contact : une candidature spontanée. Comme nous n'avons pas de poste à mettre en regard de son profil, nous lui faisons une petite réponse personnalisée concluant que nous gardons son dossier dans cette perspective.
Quelques jours plus tard, c'est un autre consultant qui reçoit son dossier pour une offre d'emploi de Consultant internet. Malheureusement, il n'a aucune expérience dans le web. On lui explique qu'il est difficile pour nous de faire avancer sa candidature.
3e envoi de la part de ce candidat (fort motivé au demeurant, vous allez voir), pour un poste de Directeur artistique. Là encore, on est à mille lieux de son savoir-faire mais on lui fait un petit retour poli par mail.
Et enfin le 4e envoi (mais peut-être pas le dernier) concerne une offre d'emploi pour un poste de Responsable communication corporate où une expérience en agence de relations presse est vitale... ce qu'il n'a pas.
Que se dit le candidat ? Qu'il a besoin de travailler c'est sûr. Mais est-ce une raison pour répondre à toutes les offres qu'il voit passer, même quand elles ne lui correspondent pas du tout ?
Que se dit le recruteur ? Qu'il a autre chose à faire. C'est vrai. Il se dit aussi que s'il n'avait pas Claire sur le dos pour l'obliger à répondre à chacun, il se ferait un plaisir de mettre à la benne le dossier de ce candidat peu respectueux du travail des autres.
En conclusion, ce candidat sera parvenu à émerger parmi les centaines de candidatures que nous traitons chaque semaine, parce que les consultants l'ont bien identifié. Mais est-ce bien de façon positive ?