Interview de Cyril Bonin

Par Manuel Picaud
À bientôt 40 ans, Cyril Bonin est à un tournant dans sa carrière, en passe de devenir auteur complet. Après s’être fait repéré par Frank Giroud qui lui confie un épisode de Quintettchez Dupuis, il réalise chez Dargaud dans la collection Long Courrier un album touchant, Quand souffle le vent, écrit par un autre auteur qui monte : Laurent Galandon. Pour Auracan.com, j'ai retrouvé les deux auteurs dans les bureaux de Dargaud à Paris. Occasion de mieux connaître ce jeune talent au trait reconnaissable et captivant, qui prépare en parallèle deux nouveaux albums Chob (nom provisoire) chez Dargaud et la Belle Image chez Futuropolis.
Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur Auracan.com. Comme toujours, en voici un court extrait.
On sent une certaine évolution en matière graphique, une manière de vous adapter aux deux univers que vous peignez pour le rendre encore plus fort…
En fait, il y a deux tendances. Une première tendance générale : depuis
Quintett, j’avais envie d’évoluer vers un dessin plus réaliste. Les deux derniers tomes de Foget Quand souffle le vents’inscrivent dans cette démarche-là. Et pour Quand souffle le vent, j’avais envie d’un trait qui soit en accord avec le contexte, donc un trait un peu rude, plus épais, un peu plus rustique. Je ne sais pas si cela se ressent, mais c’était mon intention…
Votre dessin reste plus semi-réaliste que réaliste…
C’est vrai, c’est toujours un réalisme réinterprété. Mais, par rapport à ce que j’ai pu faire sur
Fog, cela se rapproche quand même d’une forme de réalisme. Et c’est quelque chose que je suis en train de casser complètement car les deux nouveaux projets que je mène actuellement sont dans des registres de dessin différents. D’abord parce que le ton se prête moins au réalisme. Et puis parce que j’aime bien explorer de nouvelles voies.
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Extrait
Quand souffle le vent © Bonin - Galandon / Dargaud
Photo Laurent Galandon et Cyril Bonin à Paris 2009
© Manuel F. Picaud / Auracan.com