Interview eclairant du palestinian media watch

Publié le 13 mai 2009 par Drzz

Voici un entretien avec un "éclaireur de conscience" comme le nomme Hélène JAFFIOL pour Jérusalem Post.
C´est aussi un entretien très éclairant qui permet de mesurer comment il est possible d´assassiner  tous espoirs de paix au Proche Orient pour au moins deux générations.
Ceci est donc un enseignement lumineux d´une manipulation de l´enfance par l´Autorité Palestinienne.
Rachel,

"Mickey et Bunny assassinés en direct par l'araignée juive"

" Palestinian Media Watch est le fruit de l'intuition d'un homme : Itamar Marcus. Au début des années 1990, il étudie les discours de Yasser Arafat à la télévision palestinienne pour le compte du gouvernement travailliste. Très vite, il découvre que les germes de la haine antijuive ont complètement envahi la télévision. En 1996, il lève des fonds et crée un observatoire. Aujourd'hui, Palestinien Media Watch emploie 12 personnes, qui maîtrisent parfaitement les subtilités de la langue et de la culture arabes. L'objectif de l'organisme n'est pas d'apporter des conclusions sur les dérives des médias palestiniens. Mais de les révéler aux yeux du monde, en suivant ce principe : Regarde, écoute et prend conscience. "Tellement de gens disent : Mais non, tu as mal interprété, ils ne voulaient pas dire cela... Avec notre site, ce n'est plus possible", explique Itamar Marcus. Entretien avec un éclaireur de conscience.


Jerusalem Post : Les médias palestiniens ont-ils fait écho au discours d'Ahmadinejad à la conférence de Durban II ?


Itamar Marcus : Le discours du président iranien a surtout eu des retombées dans les médias occidentaux. Ceux des Palestiniens n'en ont pas fait beaucoup état. En premier lieu, parce que l'intervention d'Ahmadinejad ne contient rien de nouveau, ni de choquant pour eux. Les Palestiniens entendent ou lisent des propos négationnistes tous les jours dans leurs médias. C'est devenu une habitude quotidienne. Il y a des dizaines et des dizaines d'exemples dans la presse. Par ailleurs, le président iranien n'est pas allé jusqu'au bout à la tribune. Il a fait surtout des allusions concernant la Shoah. Donc, son discours n'est pas vraiment utilisable pour la télévision palestinienne.


J.P. : Votre site, Palestinien Media Watch, porte une attention particulière aux caricatures de la presse palestinienne. Pourquoi ce choix ?


I.M. : Les caricatures créent une empreinte visuelle indélébile. Elles constituent une vitrine idéologique idéale avec un message facile à comprendre. Le Fatah ou le Hamas veulent prouver qu'Israël n'existe pas ? Ils dessinent une carte recouverte uniquement du mot "Palestine". Ils veulent prouver qu'Israël est un pays assassin ? Ils font un dessin rempli de cadavres d'enfants. L'objectif est clair : diaboliser l'Etat juif.


A chaque visite du pape en Israël, les Palestiniens dépeignent Jésus comme un Palestinien, un musulman et un chahid (martyr). Une caricature, par exemple, le montre crucifié sur la croix, avec à côté les drapeaux américains et israéliens. Le message : les Juifs massacrent les Palestiniens. Ils leur font subir ce qu'ils ont fait auparavant à Jésus.
Le message de haine est aussi visible à travers des traits physiques empruntés à l'idéologie nazie : long nez, longues dents, vêtements noirs... Les symboles du diable. Les médias palestiniens utilisent également le langage animalier. Le Juif devient une araignée, un serpent, un cafard... L'expression de la haine n'a pas de limite.


J.P. : Quelle est la proportion des caricatures à messages haineux dans l'ensemble des dessins palestiniens ?


I.M. : Difficile à dire car même les caricatures politiques renferment souvent un message de haine. Par exemple, les médias palestiniens critiquent les relations des pays arabes avec Israël. Sur plusieurs dessins, on peut voir une rangée d'hommes qui se rendent chez des prostituées. En d'autres termes : Israël. Nous analysons trois journaux palestiniens, deux du Fatah et un du Hamas. On peut dire que 30 % des caricatures publiées, chaque jour, contiennent clairement un message de haine contre Israël.


J.P. : Vous êtes également très attentifs aux programmes pour enfants de la télévision palestinienne. Le personnage de Farfour avait fait grand bruit en 2007. Qu'en est-il aujourd'hui ?


I.M. : La télévision enfantine offre toujours des "assassinats" en direct. D'avril à juin 2007, le personnage de Farfour, le Mickey palestinien, a envahi la télévision du Hamas, avant de se faire tuer en direct par un homme en noir représentant Israël. Voilà ce que l'on montre aux enfants. Malgré la réprobation internationale, l'utilisation morbide de personnages enfantins se poursuit. Tous les six mois environ, un nouveau personnage apparaît puis se fait assassiner. Après Farfour, il y a eu Assoud, Narrour puis enfin Nassour. Bunny s'est fait "tuer » au cours de l'opération israélienne dans la bande de Gaza. Lors d'une des émissions, un enfant s'est écrié : "Qui a tué mon grand-père et Farfour ?" La réponse est claire.
Le jour de la "mort" de Narrour, la petite présentatrice félicite le "défunt" pour son mariage. Car pour les islamistes, celui qui meurt en martyr reçoit 72 vierges au paradis. La télévision du Hamas conditionne les enfants à devenir des "chahid" (martyrs).


J.P. : Le contenu de votre site fait froid dans le dos. Les médias palestiniens ne contiennent-ils vraiment aucun élément encourageant vis-à-vis d'Israël ?


I.M. : Non, quelques articles sortent quand même du lot et offrent une autre image. Mais ils sont issus de la presse écrite. Jamais vous n'entendrez de message positif vis-à-vis d'Israël à la télévision. Pendant les élections israéliennes, un journaliste de la presse écrite a fait l'éloge de la démocratie israélienne par rapport à celle des territoires palestiniens. Un autre article délivre une autre image des habitants des implantations israéliennes. Un papier a même récemment osé critiquer le conditionnement des enfants pour devenir "chahid". Notre nouveau site (www.palwatch.org/.home) contiendra une section détaillant ces éléments positifs même s'ils sont très minoritaires.


J.P. : Vous parcourez le monde pour ouvrir les yeux sur les dérives des médias palestiniens. Quel accueil recevez-vous ?


I.M. : Lorsque je leur montre les images, les responsables occidentaux tombent de haut. Il y a un mois, je me suis rendu au parlement canadien. Les députés étaient horrifiés. Ils disent vouloir réagir, conditionner dorénavant leur aide aux Palestiniens. Les pays occidentaux devraient faire eux-mêmes notre travail de veille. Mais ils ne le cherchent pas vraiment. L'Autorité palestinienne est un partenaire. Et les médias ne veulent pas changer les règles du jeu, introduire la confusion dans l'esprit des gens
Montrer cette facette des médias palestiniens bouleverserait l'ordre établi. Certains médias sautent néanmoins le pas. Lors de mon dernier séjour en Norvège, la principale chaîne du pays a ouvert son journal d'information avec un sujet de 4 minutes. Nous aimerions que les autres pays en fassent autant. Je vais me rendre prochainement en Suède et au Danemark. L'année prochaine, j'irai en Allemagne puis au Canada et aux Etats-Unis.


J.P. : L'ignorance des pays occidentaux ne peut-elle pas être aussi imputée à une mauvaise communication israélienne ?


I.M. : Oui, complètement. Nous fournissons des dessins et des vidéos au ministère des Affaires étrangères depuis des années. Il aurait pu davantage s'en servir, les faire connaître mais il a préféré les laisser dans ses tiroirs. Le gouvernement d'Ehoud Olmert ne nous a pas suffisamment sollicités. Aujourd'hui, les autorités semblent changer d'avis. Nous avons noué un bon contact avec l'équipe de Binyamin Netanyahou. Nous avons ainsi le projet, avec le nouveau ministère des Affaires étrangères, de traduire une trentaine de vidéos les plus significatives en six langues et de les faire circuler.


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