La leçon de maths du Professeur Peillon

Publié le 16 mai 2009 par Mister Gdec

Monsieur Peillon nous prend pour des cons¹


Pour l’écouter, rendez-vous ici à 1H04  (cliquez sur écoutez l’émission du samedi 16 mai 2009)

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MisterPeillon nous toise donc du haut de sa chaire de philosophie pour nous expliquer tranquillement que nous sommes des imbéciles, nous autres, ces beaufs de français moyens qui avons l’intention de voter pour le front de gauche… D’ailleurs, si vous choisissez le NPA ou L.O., pour lui, c’est kif kif bourricot… ça fait plaisir, vraiment.

Son argument ? Toujours le même que celui de tous ces stratèges politiques de haut vol qui relèvent d’avantage du calcul que de la conviction, et nous ont si savamment mené là où nous en sommes… :

  1. Il est nécessaire d’obtenir un certain pourcentage par grande région pour espérer avoir un élu (par exemple 9% pour avoir un élu dans l’Ouest)

  2. Si le candidat pour lequel vous avez voté n’atteint pas cette proportion, toutes ses voix bénéficieront au parti qui, à la proportionnelle aura la plus forte majorité…

  3. Selon les sondages (mais seulement selon eux, hein ! Et tout le monde sait, surtout depuis 2002, qu’ils ne sont pas toujours très sûrs..), le parti donné vainqueur serait le PPE (droite, conservateurs)

ce qui fait dire à Mr Peillon que si vous votez pour Monsieur Mélenchon, Lutte Ouvrirère ou Monsieur Besancenot, vous donnez en fait en fait votre voix à un autre mystère (celui dont on ne doit pas dire le nom) et à ses amis, Barroso en tête.

L’argument est intéressant. Et ne peut être évacué d’un revers de la main, ce serait en effet céder à la facilité, ce qui n’est pas vraiment mon style. . . (Sinon, je ne serais pas là, avouez).

Mais Monsieur Peillon, il y a juste un hic : je ne suis pas un imbécile. Enfin, pas tous les jours. Ni moi ni mes amis. Permettez-moi donc d’évoquer une autre hypothèse, qui vous est certes moins favorable,et à laquelle vous n’avez sans doute pas pensé, trop occupé probablement par d’autres considérations : Agir, en luttant de toutes nos forces et sur tous les fronts pour que les partis vraiment à gauche, moins sociaux démocrates tendance cousinage Modem, placent leurs candidats au delà de la barre fatidique, avec un score suffisant, qui leur donnera les moyens d’influer sur une politique convergente avec celle du PPE, comme il me semble l’avoir en partie prouvé brièvement dans l’article suivant.

Par ailleurs, une seule petite et humble observation, Monsieur Peillon : le coup du vote utile, on nous l’a déjà fait : c’était en 2002. Il était nécessaire, et j’ai agi comme d’autres, la mort dans l’âme, pour échapper à l’hydre fasciste. Et quand je vois ce que Chirac, fort de ce plébiscite en a fait, confisquant le vote de gauche sans la moindre mauvaise conscience, je me dis que ce n’est plus un argument très crédible.

Et j’en veux d’ailleurs encore , pour tout vous dire, au Parti socialiste d’avoir été si suffisant, et si mauvais qu’il ait pu ainsi porter sur la deuxième marche de l’Elysée une telle chienlit. Et en 2007, d’avoir choisi un si mauvais candidat qu’il ai permis la victoire si écrasante de quelqu’un qui n’a vraiment rien à lui envier en matière des droits de l’homme, et qui ratisse si large sur les terres du FN qu’il ne reste plus à ce dernier que ses yeux pour pleurer. Mais ça c’est tant mieux. Seul petit tracas : la deuxième fois, ce sont ses idées qui ont gagné. Et aujourd’hui elles s’expriment bien tristement dans notre réalité quotidienne, au point de faire honte à notre pays et à ses valeurs.

Alors, Monsieur Peillon arrêtez de nous prendre pour des cons : nous voterons en notre âme et conscience, et selon nos choix, qui valent bien les vôtres.

Résistance !

et à présent,  pour nous détendre un peu, révisons maintenant nos classiques : le mot Imbécile.

¹   Mes amitiés à Marc Royer.