Réforme de l’université et communauté délinquante

Par Christophefaurie

Dans Université : de l'inertie institutionnelle à l'incompétence de nos gouvernants, Erhard Friedberg fait une analyse qui me semble assez proche de la mienne. Elle conclut aux faiblesses des techniques de conduite du changement du gouvernement.

Il rappelle les théories de Michel Crozier auxquelles il a contribué. Mais, bizarrement, son texte m'évoque un phénomène dont parle Michel Crozier, alors qu'il n'y fait pas référence. Et si la perspective d’être évalués, de perdre leur égalité de façade, de se faire juger par un patron tout puissant... avait poussé les universitaires à se constituer en « communauté délinquante » (un terme qui vient de J.R.Pitts) ?

cette solidarité n’existe que dans une perspective de résistance, elle est dirigée contre les supérieurs, contre les groupes concurrents, et en même temps contre tout effort d’un ou plusieurs membres d’imposer aux autres leur direction. La communauté délinquante constitue pour tout Français le modèle implicite de toutes les activités collectives auxquelles il pourra participer. CROZIER, Michel, Le phénomène bureaucratique, Seuil, 1971.

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