La distribution de cigarettes (une vie pas très ordinaire)

Publié le 23 mai 2009 par Paniervolant



Après la morale concernant la fête foraine et les incartades de mon frère, je crois qu'à ce stade de l'histoire, je commençais à être saturée des bêtises volontaires de ce garnement de frère, que je ne raconterai pas dans l'intégralité, certaines anecdotes étant plus que croustillantes voire même douteuses.
En tout cas, la punition qui lui fut infligée après avoir pioché dans la caisse du bistrot afin de se rendre à la fête foraine, ne lui avait pas été très bénéfique.
En effet, je me souviens qu'un jour mon père fut convoqué par le directeur du Lycée fréquenté par mon frère.
C'est ainsi qu'on apprit qu'il avait encore chapardé dans la caisse du bistrot, pour acheter des cigarettes et les offrir à toute la classe et autres copains du lycée..........................



 


Le temps passa, et mon frère semblait s'être assagi, jusqu'au jour où il formula le désir de suivre les cours du soir des Beaux-Arts. Il faut dire que nous étions tous les deux dotés d'un excellent coup de crayon.
Mes parents avaient donc consenti à l'inscrire et cela aurait du contribuer à leur laisser la conscience tranquille pendant qu'il fréquentait les cours du soir, d'autant plus que tout semblait être rentré dans l'ordre des choses.
En réalité, il se rendait dans un bistrot à la mode pour retrouver d'autres copains..........................
C'est bien la raison pour laquelle je n'ai jamais pu poursuivre mes études aux Beaux-Arts, puisque mes parents en gardaient un très mauvais souvenir.
J'étais pourtant excellente dans mes études, et particulièrement douée en dessin.
Ce refus de la part de mes parents, a radicalement contribué à me faire  changer de cap.
C'est ainsi que j'ai commencé à sécher les cours, mais ce n'était jamais négatif, puisque je me souviens m'être rendue au cimetière, pour nettoyer la tombe de mes grands-parents, refusant de poursuivre mes études secondaires, puisque l'on me refusait les Beaux-Arts.
J'ai fini par atterrir aux cours Pigier, même si ce n'était pas mon souhait.  J'avoue que cela m'a servi de base dans ma vie professionnelle et a toujours été salutaire le long de mon parcours professionnel.
C'est ainsi qu'allait commencer l'histoire de ma vie professionnelle, même si au début, il n'y avait rien d'autre qu'une vie tout à fait ordinaire............