« Ripostes : Tribune médiatique et "collaboration" à la Superstition »

Publié le 03 juin 2009 par Raoul Sabas
Le 3 juin 2009

Objet :
« Ripostes : Tribune médiatique et "collaboration" à la Superstition »


Monsieur Serge Moati
France 5
10, rue Horace Vernet
92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Fax : 01 56 22 95 31

[A l'attention d'Yves Calvi et Franz-Olivier Giesbert]


Monsieur,


L'annonce de la suppression programmée de l'émission « Ripostes » me donne l'occasion de vous rappeler l'abondant courrier, toujours sans réponse à ce jour, adressé entre le 16 octobre 2000 et le 27 février 2006.


Durant ces années, je n'ai eu de cesse de dénoncer les mensonges et les « croyances au miracle » de la superstition idéologique et moraliste colportés au cours de vos émissions, et dont le principal acquis fut de servir de tribune à la superstition musulmane - comme déjà dénoncé  dans la première lettre mentionnée, puis dans celle du 14 septembre 2001 - et au penser idéologique superstitieux faisant croire en la possibilité de « changer le monde », à savoir transposer l'Idéal dans le quotidien, sans avoir toutefois l'honnêteté et le courage intellectuels de débattre, ce qui revient à manipuler et à tromper sciemment l'opinion. Vous admettrez qu'il y a mieux en matière de journalisme - sauf à vous-même, évidemment, de démontrer la fausseté de mes affirmations au vu de tout le courrier adressé, et encore à votre disposition !


Je me borne ici à vous faire parvenir ma lettre du 27 février 2006, récapitulative du courrier antérieur, ainsi que le texte, Mensonges et lâcheté des élites, où vous figurez en bonne place à côté de deux présidents de la République - excusez du peu ! Si vous estimiez que je suis assez « TARÉ » pour écrire un aussi long courrier accusateur à deux chefs d'Etat pour leur raconter des sornettes, il faudrait le démontrer, car je le tiens à votre disposition ainsi que les deux récépissés officiels de l'Elysée.


Je m'en tiens là, faute d'avoir l'assurance aujourd'hui plus qu'hier de recevoir une réponse argumentée sur le fond, mais votre silence manifestera incontestablement votre intention délibérée de continuer, ailleurs, à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde.
Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Annexe : I - Lettre du 25 novembre 2003
Le 25 novembre 2003
Monsieur Serge moati

  Relations téléspectateurs

France 5

86982 Futuroscope Cedex
Monsieur,

  
Le président du Front national doit vous bénir chaque matin, et en particulier le lundi après la diffusion de certains numéros de votre émission « Ripostes », de lui apporter ainsi sur un plateau de nouveaux soutiens électoraux.


J'ai déjà eu l'occasion, comme en témoigne le courrier joint, de dénoncer depuis des années votre « collaboration » avec la superstition islamique, à laquelle vous servez de tribune, ce qui a si bien réussi à Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002, même si je ne vous en attribue pas le seul mérite ! Toutefois, cesser de faire l'apologie de l'islam, et ne plus lui servir de tribune dans les médias ne pourrait être que bénéfique pour la République : il y a des émissions religieuses spécifiques pour diffuser cette croyance superstitieuse.


Servir de tribune à l'islam a contribué à porter dans la sphère publique ce qui relevait jusqu'ici du seul domaine privé, avec des conséquences pour la République, que l'on commence à peine à mesurer. L'exemple symbolique du port du voile islamique a envahi d'autres domaines que l'école depuis 1989 ; il s'est étendu jusqu'à porter atteinte, aujourd'hui, à la mixité, y compris dans des piscines, au contenu de l'enseignement (Histoire, sciences naturelles), et il allume - au propre comme au figuré - ce qui ressemble déjà à un début de guerre de religions : la détérioration de certaines églises catholiques ne semble pas relever du conflit au Proche-Orient, mais davantage d'une volonté expansionniste de l'islam, avérée chez nous depuis le 8ème siècle.


Vous continuez cependant à « collaborer » à l'œuvre funeste de la Superstition, notamment dans son expression idéologique et moraliste, comme l'attestent les récentes diffusions consacrées à l'altermondialisme et au problème des banlieues, même si je dois reconnaître depuis ma première lettre, un souci d'objectivité dans la composition de vos plateaux. Toutefois, la présence de cet agité du MIB, le 23 courant, a dû être pain béni pour Le Pen, ce qui ne m'empêche pas de rester un partisan de la liberté d'expression la plus totale, dès lors que tous les points de vue peuvent s'exprimer, y compris ceux qui vous dérangent. Or, ce n'est pas le cas dans « Ripostes », comme l'établit la critique ci-après.


Ma critique générale de la teneur de vos émissions se fonde sur le fait qu'elles demeurent circonscrites, sur le fond, à la Superstition sous toutes ses formes. En effet, il s'agit toujours seulement de débats entre les tenants de tels ou tels points de vue « relatifs partisans » des religions, des idéologies, et des morales ; points de vue superstitieux, auxquels n'échappe aucun mode d'expression de la Superstition. Toutefois, la tribune ainsi offerte leur permet « d'absolutiser publiquement le relatif », ce qui est précisément le critère fondamental de la Superstition dans ses différentes manifestations: religion, idéologie, moralisme, scolastique idéaliste, et scientisme ou doctrine matérialiste.


Il n'est jamais question pour vous de remettre en cause la Superstition sur ses dogmes ; elle semble un « fait acquis »  de toute éternité, sur lequel il n'est pas « politiquement correct » de revenir pour le dénoncer à l'aide de notre lumière naturelle ou Raison. Il faut « faire avec », puisque cela semble congénital - du moins pour ceux qui sont incapables de penser « vraiment » jusqu'au bout ! De ce fait, la Superstition, sous l'une ou l'autre forme, n'est jamais confrontée à LA Vérité éternelle absolue, dont il a été longuement question dans ma lettre du 30 mai 2001, suite à votre émission sur la philosophie, sans recevoir cependant davantage de réponse qu'à mon courrier sur l'islam ; les copies de cette correspondance sont toutefois à votre disposition.


Ainsi servir de tribune à la superstition islamique n'implique jamais de remettre en cause sur le fond sa croyance au miracle de la « création ex nihilo » par un Dieu superstitieux extra-mondain, avec son soi-disant « libre arbitre », source de contradictions et d'incohérences, et autres sornettes sur les anges, le jugement dernier, le paradis, etc., sans oublier les pratiques obscurantistes ; assurément, les autres religions monothéistes les partagent tout autant, ce qui vous empêche sûrement de les dénoncer. Votre émission sur la philosophie était une occasion inespérée de le faire, car la « vraie » philosophie est précisément une des voies conduisant à La Vérité éternelle absolue, alors que la religion, toutes religions confondues - monothéistes ou non -, est un des modes d'expressions de la Superstition.


Il en est de même de la superstition idéologique et moraliste, dont s'entretiennent vos invités de tous bords ou presque, sans jamais la remettre en cause dans son fondement. A ce propos, je vous adresse le courrier transmis le 24 courant à François Hollande, dont j'attends toujours les objections, et désormais les vôtres - étayées, de préférence, par la raison, et non par la « croyance au miracle » !


Dans la dernière émission évoquée, vous avez agité encore une fois le chiffon rouge du vote des étrangers non communautaires aux élections locales et de la discrimination positive en faveur des musulmans, pour le plus grand profit de Jean-Marie Le Pen. Vous n'avez sûrement pas mesuré le risque de listes communautaires à ces élections locales, mais les citoyens-électeurs en ont sûrement pris conscience ; c'est pourquoi, ils risquent d'exprimer le rejet de cette nouvelle discrimination positive, venant après celle en faveur des femmes.


Toute généralisation d'un groupe quelconque est forcément discriminatoire, source de préjugés et de stéréotypes, même si notre entendement inné fini nous y conduit faute de pouvoir nous représenter les six milliards d'humains ; de quel droit, cependant, certains seraient-ils favorisés en raison de leur naissance ? Une des vertus de la République n'était-elle pas jusqu'ici de permettre la réussite au mérite, malgré les dérives inévitables au soi-disant principe d'égalité - un principe relatif par essence, mais absolutisé ? Il fut un temps où pour seulement entrer en 6ème, un « pauvre » devait passer non seulement un examen d'entrée, mais également  réussir le concours des bourses; aujourd'hui, sauf rares exceptions, il suffit d'avoir l'âge requis ! Être né femme ou arabe ou Noir ne justifie en rien des inégalités, des privilèges, au prétexte d'établir l'égalité : un comble ! Il y a des arabes, des musulmans et des Noirs, qui réussissent très bien malgré leur origine. Va-t-on en arriver à une répartition des parlementaires selon un échantillonnage sociologique statistique, par exemple, pour croire parvenir à l'égalité soi-disant absolue ?

La discrimination positive envisagée est d'autant plus injuste qu'un groupe de plusieurs millions de citoyens-électeurs est privé de toute représentation parlementaire en raison de sa vision de la France et du monde, jugée exprimer le Mal absolu , tandis que d'autres s'approprient la morale et la vertu au nom d'une vision différente, censée représenter le Bien absolu [cf. lettre du 14 octobre 2003 à Lionel Jospin, annexée au courrier à François Hollande] ; comme tous les « bien-pensants », vous ne reculez pas devant la pratique du « deux poids, deux mesures », dès lors que cela sert vos intérêts égoïstes partisans !


Je ne développe pas davantage ici, puisque l'essentiel est dit dans l'abondant courrier ci-dessous, mais je me tiens à votre disposition pour confronter sur le fond la vérité relative fictivement absolutisée par la pensée superstitieuse de la religion, de l'idéologie, du moralisme et de la scolastique, à LA Vérité éternelle, celle de ses grands diseurs.


Je vous remercie de votre attention et vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.


P J : 1 - Lettre du 16 octobre 2000

   2 - Lettre du 30 mai 2001

   3 - Lettre du 24 novembre 2003


II - Textes, Mensonges et lâcheté des élites