J'ai écouté avec attention Jean-Michel Baylet, hier soir, pendant deux minutes. Il a trouvé le moyen d'accuser l'UMP et le PS d'être animés par la tentation hégémonique et d'appeler les citoyens qui lui accordent une certaine confiance à voter blanc. Et on voudrait mobiliser les électeurs ! Et on voudrait que le taux d'abstention n'atteigne pas 60 % demain ! Avec des consignes aussi motivantes…
On imagine les millions de radicaux de Gauche (en France) et les milliers d'autres (à Louviers) prenant la position du penseur de Rodin : « Que faire ce 7 juin ? Pique-niquer, jouer à la pétanque, aux cartes…» A Louviers, le responsable départemental du PRG est demeuré (étrangement) muet. Voilà une élection sur laquelle il n'a pas d'avis. Ce qu'il sait faire c'est oublier qu'il a été membre de Désirs d'Avenir (l'association fondée et animée par Ségolène Royal) et fustiger l'ancienne candidate frappée du syndrome de « victimisation et devenue une pleurnicharde ». La gratitude n'a jamais effleuré cet homme de la race des vainqueurs. Ce poids lourd de la politique (4,6 % aux législatives) trouve quand même le moyen de perdre (aux cantonales) devant des candidats classés dans les poids plumes. Harlem Désir, tête de liste PS en Île de France, demande à la direction du PS de réviser son attitude à l'égard du PRG qui, selon lui, ne peut plus être considéré comme un allié naturel. A Louviers, il y a belle lurette qu'on sait tout cela.