La grande lessive du 'temps de cerveau disponible'

Publié le 15 juin 2009 par Torapamavoa Torapamavoa Nicolas @torapamavoa


Cassez vos téles !!
LIBERATION
Médias 15/06/2009 à 16h44
JT : les faits divers ont la cote
Les faits divers prennent de plus en plus de place dans les journaux télévisés du soir. Sur les six chaînes hertziennes, ces sujets représentent en moyenne 10% des sujets traités, selon l'Institut National de l'Audiovisuel (INA).
PIERRE RIGO
Les faits divers et catastrophes représentent 10% des sujets traités par les journaux

Les faits divers et catastrophent représentent 10% des sujets traités par les journaux télévisés du soir. C'est 270% plus qu'il y a dix ans. (P.R.)
«Madame, monsieur, bonsoir». La phrase est rituelle, mais depuis 10 ans les journaux télévisés se sont transformés. Entre 1999 et 2008, les éditions du soir ont évolué jusqu’à consacrer l'année dernière en moyenne 10% de leur temps d’antenne aux catastrophes et faits divers. De 630 sujets en 1999 à 1710 en 2008, c’est près de 270% d’augmentation pour les seuls faits divers.
C’est l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) qui révèle cette tendance dans une étude statistique qui couvre les six chaînes hertziennes. Chaque soir, tous les sujets sont classifiés selon un tableau de 14 catégories: international, société, économie etc. L'évolution est nette: «l’humanité souffrante occupe une place de plus en plus grande dans nos JT où l’on relève une augmentation spectaculaire des sujets mettant en scène des victimes», conclut le rapport. Sur la première marche du podium, M6 consacre le plus de temps aux faits divers et catastrophes (13,4%) contre 10% pour TF1 ou France2.
Outreau, 11 septembre: les déclencheurs
Geneviève Piéjut, responsable des études statistiques à l’INA, explique que «le temps consacré aux catastrophes et faits divers subit une augmentation en valeur absolue depuis près de 10 ans». Comprendre que malgré la réduction du format du journal télévisé, les catastrophes et faits divers font l’objet de plus en plus de sujets.
Pour François Jost, professeur de sciences de l’information et de la communication à Paris III, «il y a deux événements qui ont mis le fait divers au coeur de l’information: les attentats du 11 septembre 2001 et l’affaire Outreau. Depuis, les faits divers ont pris une dimension voyeuriste sur fond de "on nous cache tout". A ce titre la gestion de l’accident de l’AF447 par les médias est révélatrice de l’intrusion dans la sphère privée, avec un journaliste qui dévoile une information "vécue" et non analysée d’un point de vue détaché».
Le fait divers au service de l’audimat? «Sûrement. L’intérêt du public s’est tourné vers la vie privée, cela se comprend quand on observe comment certaines personnalités politiques font l’objet d’informations cataloguées "people"».

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