Hokusaï, l'inventeur de la "Mangwa"

Par Bernard Vassor

Par Bernard Vassor

Hokusaï agé, peint par son fils Oyéi. Il a vu le jour à Yédo vers 1760, il est mort en 1849. Il eut de nombreux pseudonymes. Son patronyme était dans son enfance Tokitaro qu'il changea en Tétsoujiro. L'orthographe est donnée par Hayashi Tadamasa, le marchand japonais du 65 rue de Provence. Vers 1800, il avait pris le surnom de

Gakyōjin, signifiant « le Fou de dessin »

C'est à la mésentente entre un écrivain, Bakin, et le peintre qui devait illustrer son roman "Rêve du Camphrier du Sud" qui obtint un immense succès, lors du premier volume. Le romancier jaloux, refusa les dessins envoyés pour la suite, et demanda qu'ils soient refaits, estimant qu'ils ne correspondaient pas avec le texte. Quand l'éditeur fit part à Hokusaï des prétentions de Bakin, il répondit que c'tait le texte qui avait besoin d'être modifié. Les éditeurs ayant fait graver les dessins tels qu'ils leurs avaient été présentés, le peintre décida de les publier en se passant du texte de Bakin. C'est ainsi que quelques années plus tard, Hokusaï s'étant arrêté à Nagoya, a fait la connaissance d'un peintre Bokouén qu'il a entretenu sur les techniques du dessin et a réalisé plus de trois cents dessins. Afin d'en faire profiter le plus grand nombre, il fut décidé que ces oeuvres seraient publiées en un volume, le premier en 1812. On demanda à l'artiste quel nom donner à ce volume, sa réponse a été : Hokusaï Mangwa. La traduction littérale est : Man, au gré de l'idée, et Gwa, le dessin tel qu'il vient spontanément. Ces "mangwas" servirent de modèle à Gauguin pour son tableau : "Après le sermon". L'influence qu'il exerça sur les impressionniste puis les symbolistes est immense.