SKF et Réforme Territoriale au menu du Conseil Général...

Publié le 20 juin 2009 par Pierreregnault

Une session décentralisée du Conseil Général de la Vendée est toujours un moment de communication au service ... du président ! Celle qui a eu lieu hier à Chantonnay n'a pas failli à cette règle. Mais elle a été largement consacrée à la situation dramatique des "SKF" de Fontenay le Comte dont l'usine doit fermer en fin d'année. 200 salariés ont débarqués en car dès le début de la session.


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Pierre Regnault


Les salariés de SKF, à la fois combatifs et résignés devant ce qui leur arrive, utilisent tous les moyens à leur portée pour faire entendre leur voix ! La session était une occasion de faire parler d'eux et de mobiliser le élus et les vendéens au service de leur cause.

L'assemblée départementale dans son ensemble s'est montrée solidaire des SKF, refuse cette situation qui fait que de grands groupes multinationaux utilisent la crise mondiale pour accélérer leur stratégie de délocalisation vers les Pays à bas coût, pour jeter à la rue, dans le chômage et la précarité, des centaines de familles. Inacceptable !

Dès le début de la session, j'ai pu marquer, avec Sylviane Bulteau, la solidarité et le soutien des élus de gauche du département aux SKF, à la manifestation qui aura lieu le samedi 27 juin à 11 heures à Fontenay à laquelle j'appelle tous les élus de gauche à participer aux côtés du maire de Fontenay : Hugues Fourage.

J'ai saisi cette occasion pour dénoncer l'absence totale de politique industrielle du gouvernement Sarkozy-Fillon. Or un Pays sans industrie est un Pays qui décline et se meurt inexorablement.

Il est vraiment paradoxal que dans ce moment de crise mondiale sans précédent, face à ce comportement de voyou de groupes capitalistiques tel SKF, la campagne des élections européennes ait pu se dérouler sans que jamais on ne mette ce sujet dans le débat !

Tout le monde découvre que la France résiste un peu mieux grâce à son système social plus protecteur, système qui est chaque jour attaqué par la droite UMP. Il est temps de rappeler à Sarkozy qu'il faut stopper cette casse des acquis sociaux.

J'ai réaffirmé la nécessité, dans ce contexte, de se mobiliser ensemble pour défendre l'emploi et aider les entreprises dans cette tourmente. C'est d'ailleurs ce que nous faisons en mettant en place deux cellules de reclassement - dans le cadre des deux maisons de l'emploi, celle de la ville comme celle du département  -  pour les entreprises amenées à licencier moins de 10 salariés (pour les plans plus importants la loi prévoit  déjà ce type de mesure). 


Combattre la réforme territoriale de Sarkozy !

J'ai interpellé le président et son 1er vice président, Bruno Retailleau, sur leur position respective face à la réforme territoriale que Sarkozy veut imposer dès lundi prochain au Congrès réuni à Versailles en passant en force, soit par une loi qu'il imposera au Parlement, soit par référendum.

Dans le projet de réforme territoriale proposée dans le cadre du "comité Balladur", les propositions d'évolution du bloc local, "communes et intercommunalités", vont dans le bon sens et ne sont pas loin de faire consensus.

Par contre, la volonté d'imposer un conseiller territorial qui serait à la fois élu départemental et régional est une hérésie, une véritable arnaque qui modifie le mode de scrutin dans le but  reprendre des régions à la gauche. La stratégie est clairement d'affaiblir les départements et les régions et de recentraliser les pouvoirs à Paris dans les mains de "l'omni-président". Il faut s'opposer à cette attaque contre les fondements même de la Répubique décentralisée !

Dans ce contexte, et compte tenu des rumeurs relayées par les médias (canard enchaîné, ouest france), annonçant Bruno Retailleau au gouvernement,  j'ai demandé si un élu départemental, fut-il sénateur, pouvait participer à un gouvernement qui avait le projet de mettre en danger la République décentralisée ?  

Je n'ai pas eu de réponse à cette question, ni du président du conseil général, ni du sénateur Retailleau quant à la participation de ce dernier au gouvernement. Elle nous sera donnée par Sarkozy lui-même la semaine prochaine.