Les solutions de demain?

Publié le 10 juillet 2009 par Sunshine15


Aujourd’hui, beaucoup de scientifiques sont très peu optimistes quant à l’évolution des mentalités sur la consommation des énergies. D’autres ont même totalement laissé tomber l’idée qu’un jour, l’Humain puisse évoluer dans son comportement, ce qui poussent certains scientifiques à créer des solutions innovantes pour pallier le réchauffement climatique.
Quelques solutions, sans doute utopiques et encore au stade primaire sont néanmoins intéressantes à connaitre.
Rappelons avant tout quelques petites notions sur le Dioxyde de Carbone, ou CO2.
Le dioxyde de carbone a été découvert au XVIIIème par un physicien et chimiste écossais. Il s’agit d’un gaz sans couleur et sans odeur que l’on trouve naturellement dans l’air, voir même dans l’eau, et qui a un rôle essentiel dans la vie des plantes par la photosynthèse, ou pour les animaux (nous y sommes inclus hein), par la respiration. Les plantes transforment le CO2 en oxygène ou en glucose, puis plantes et animaux retransforment l’oxygène en CO2. Ainsi, l’Homme produit du CO2, ne serait-ce que par sa respiration (certes, à faible hauteur comparativement aux transports !)
Le problème est qu’il n’en produit pas uniquement de cette manière, mais surtout par ses activités (industrie, transport). A partir de la révolution industrielle, son taux dans l’atmosphère n’a cessé d’augmenter, alors que la planète ne peut plus à elle-seule recycler le CO2.

Répartition approximative par activité des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2004, tout gaz pris en compte. Chiffres GIEC

Mais alors, qu’est-ce qui se passe quand trop de CO2 est émis ?
Aujourd’hui, un des principaux problèmes de la Terre est le réchauffement climatique. La Troposphère, couche de l’atmosphère qui « englobe » notre chère planète, permet de réguler les rayons du soleil, empêchant soit que la température soit trop basse, soit trop haute. Les gaz à effets de serre, qui empêchent cette bonne régulation, sont en partie constitués de CO2, et de métaux lourds tels que le méthane. La chaleur est retenue et piégée dans la troposphère, ce qui tend à réchauffer la Terre et à provoquer la fonte des glaces entre autres.



Actuellement, peu de choses sont entreprises pour réduire ces émissions de gaz, à long terme, cela risque d’avoir d’énormes répercussions sur notre planète.
Partant du même constat, ces fameux scientifiques s’essaient à créer des prototypes qui seraient capables de remédier à ces conséquences.
Tout d’abord,l’arbre artificiel du scientifique Klaus Lackner, éminent professeur de l’Université de Columbia. Comme nous l’avons vu précédemment, les plantes, et les arbres sont des acteurs essentiels dans l’absorption de CO2.

Seulement, ils ne sont plus en mesure de recycler tout le CO2 émis, et un seul de ces arbres artificiels viendrait compenser ce manque, en absorbant environ 90 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, soit l’équivalent de gaz produits par 15 000 voitures, car à ses « branches » recouvertes d’une fine couche de produit absorbant telle que la chaux ou la soude. Bien sûr, pas d’oxygène rejeté. Il faudrait néanmoins planter des hectares et des hectares de ces arbres pour stocker tout le CO2 émis.

Dans le même registre, Ian Jones, professeur en océanographie à l'université de Sydney, souhaite fertiliser à l’aide de fer ou d’azote les océans, afin de multiplier les populations de plancton. Son intérêt est qu’en grandissant, le plancton pompe le CO2 des océans, et en mourant, emporte ce petit stock de CO2 au fin fond des abysses.
Ian Jones se targue également de pouvoir pallier la faim dans le monde, car une vive augmentation des

populations de planctons pourrait amener les stocks de poissons à se développer plus rapidement. De plus, les planctons participeraient à stopper l’acidification grandissante des océans, due aux émissions de CO2. En clair, il pense faire d’une pierre deux coups.
Ces projets sont plus que critiquables. Car tout d’abord, ces solutions n’éradiquent pas le vrai problème, qui est le comportement des gens. Comment peut-on croire que l’Humain va changer si on lui dit qu’en fait, le problème peut être résolu à l’aide de machines et d’appareils futuristes ? Cela risque d’encourager les

gouvernements et les gens à consommer comme ils l’ont toujours fait, malgré cet avenir peu glorieux qui se profile. Et comme la population mondiale tend à augmenter, avec ses besoins, va-t-on s’amuser à surenchérir à chaque fois, à planter de nouveaux arbres artificiels, ou à augmenter une fois de plus les stocks de planctons ?
Ensuite, que valent ces projets sur le long terme. A-t-on une idée des conséquences de la fertilisation sur les océans, sa faune et sa flore ? A quoi bon déséquilibrer une fois de plus la nature, en lui injectant des populations plus nombreuses de planctons ? Comment réagiront les autres espèces ? N’avons-nous pas

suffisamment mal agit sur l’équilibre naturel ?
Dernier point qui me tient à cœur, cet esprit trop scientifique qui accompagnent les projets.
On a l’impression de n’y voir que des schémas et des équations, mais que fait-on de la beauté, de toute cette culture qui se dégage de la Nature ? Lorsque je regarde un arbre, je ne vois pas seulement une entité capable de stocker du CO2, de même pour les océans.
Bien sûr, ces projets n’en sont au premier stade, seulement j’ai bien peur qu’ils y restent, de par leur côté trop utopique. Ces scientifiques ont-ils déjà songé au fait que ces projets pouvaient également amener des problèmes, au lieu d’en résoudre ?