L'anglais n'est pas une langue magique - Jacques Poulin

Publié le 24 juin 2009 par Venise19 @VeniseLandry
Je tenais mordicus à commenter ce roman la journée de la St-Jean parce que, oui bien sûr, l’anglais n’est pas une langue magique. C’est le français qui l’est, permettez-moi la aujourd’hui. Aujourd’hui pour certains, et à l’année pour d’autres !
Bon, ici, il n’y a pas que la langue française ou anglaise qui est magique, le roman l’est. Et je ne le dis pas parce que ça adonne de le dire, je le dis parce que je le pense. Il y a le charme dans la vie qui, poussé au-delà du raisonnable, s'appelle de la magie.
Je vais tenter de vous expliquer ce que je veux dire. L’histoire est ultra simple, pour ne pas dire tout bonnement simpliste, les personnages esquissés pour certains, presque des fantômes pour d’autres. Autrement dit, ce n’est pas la psychologie des personnages qui l’emporte. Par exemple, il y a une enquête installée, tout à coup laissée en plan, il nous en reste quelques « pourquoi », à mettre sur le dos large du mystère. Soyons indulgents, sous le charme, nous le sommes et ce roman est tout simplement charmant. Une ambiance bon enfant se dégage. Il y a de la candeur partout, ça flotte dans l’espace, comme ces bulles que les enfants soufflent dans des rondelles de plastique. C’est l’image que je vois, je la censure même pas, voyez comme je me sens en confiance avec vous !
Je vous le rappelle, c’est une lecture à voix haute destinée à Marc, ce qui lui donne une dimension particulière. Le rationnel de Marc a quelques fois rouspéter, gentiment. Comment ne pas être gentil avec cet auteur inoffensif, marqué par un style à ce point unique ? Je m’imaginais que cette fois serait la dernière : je ne lirai plus jamais de Jacques Poulin à Marc. Mais non ! La fin s’ouvre sur un troisième tome et je lui demandé, candidement pour rester dans le ton ; « es-tu intéressé à ce que je te lise la suite s’il y en a une ? Bien sûr » fut sa réponse ... « Ah ? » fut la mienne.
J’en suis bien heureuse, car le bon souvenir l’emporte haut-la-main. Premièrement, comment résister à un lecteur professionnel de roman, ce métier du personnage principal, dit « le petit frère ». D’autant plus, allons-y dans les confidences, que c’est un des services qui sera offert au Pigeonographe. Petit scoop, n’est-ce pas ?
Vous comprendrez que je me sois délectée devant ces révérences à la langue française, à certains romans aussi, et surtout à cette description de la lecture à voix haute parsemée de rituels, dégageant de la respectueuse tendresse. Tout ce texte paisible dégage un amour infini pour la littérature et la langue françaises. Cela m’est tout à fait irrésistible.
On aimerait tous retrouver de cette magie dans notre vie. Enfin, c’est ce que je me plais à imaginer !
BONNE ST-JEAN !