Ramones - Ramones

Publié le 01 octobre 2007 par Fabdelanmil

Ramones

 

Ramones

(1976)

1. BLITZKRIEG BOP - 2. BEAT ON THE BRAT - 3. JUDY IS A PUNK - 4. I WANNA BE YOUR BOYFRIEND - 5. CHAIN SAW - 6. NOW I WANNA SNIFF SOME GLUE - 7. I DON'T WANNA GO DOWN TO THE BASEMENT - 8. LOUDMOUTH - 9. HAVANA FAIR - 10. LISTEN TO MY HEART - 11. 53rd & 3rd- 12. LET'S DANCE - 13. I DON'T WANNA WALK AROUND WITH YOU - 14. TODAY YOUR LOVE, TOMORROW THE WORLD - Bonus Tracks : 15. I WANNA BE YOUR BOYFRIEND (Demo) - 16. JUDY IS A PUNK (Demo) - 17. I DON'T CARE (Demo) - 18. I CAN'T BE (Demo) - 19. NOW I WANNA SNIFF SOME GLUE (Demo) - 20. I DON'T WANNA BE LEARNED / I DON'T WANNA BE TAMED (Demo) - 21. YOU SHOULD NEVER HAVE OPENED THAT DOOR (Demo) - 22. BLITZKRIEG BOP (Single Version)

Durée : 44'46

Prix / lieu d'achat : 6,98 € sur amazon.fr

Dans la discotèque entre : Jean-Philippe RAMEAU et Lou REED

Mes antécédents concernant l'artiste :

J'avais commencé un jour par End Of The Century (la pochette rouge avec le sosie de Laurent Baffie jeune en photo), un peu au pif. Car depuis longtemps, j'en avais eu les oreilles rabattues, des Ramones. Il a donc bien fallu que j'y goûte, à un moment donné. Le problème, c'est qu'à force de trop lire des articles écrits par des gens genre des inrocks ou de R&F, je m'étais fait des Ramones une image mentale de groupe au son crade et ultra-violent, à la limite de l'inaudible.
En fait, les Ramones, c'est juste du bon rock, certes un peu crassou, mais tellement énergique et rigolard (même si l'humour est souvent bien noir), que votre serviteur en est devenu un réel amateur. Depuis j'essaye, dans le désordre faute de mieux, de reconstituer chez moi la discographie des fameux new-yorkais.
Aujourd'hui, j'ai à faire à leur tout premier et éponyme album...

 

Pochettes, livrets, packaging... :

...livré dans un digipack réédition "Expanded & Remastered" 
Et là, il faut déjà absolument replacer les choses dans leur contexte historique. Car nous avons effectivement rendez-vous avec l'Histoire. Sorti en 1976, ce premier opus des Ramones a sans doute officialisé la naissance du punk de ce côté-là de l'Atlantique, permettant du même coup à son hébergeur habituel, le fameux CBGB (& OMFUG), de mettre un pied à l'étrier du canasson qui allait le lancer dans la folle cavalcade de la légende du rock. Ouais, m'dame!! Rien que ça!!
Donc, dans ce contexte, je réalise que les habituelles couleurs criardes du punk devaient plutôt être à mettre au crédit de l'éternel bon goût britannique, car ici, tout est photographié en noir et blanc sous une lumière particulièrement crue qui ne permet pas de "cacher la misère", et nous donne à observer des messieurs qui ne font rien pour être beaux, semblant même chercher à évoluer dans la crasse la plus épaisse qu'ils puissent trouver.
D'autre part, en compulsant la liste des morceaux, je constate une surprésence dans les titres du verbe "vouloir", que ce soit à la forme affirmative (I Wanna Be Your Boyfriend, Now I Wanna Sniff Some Glue), où à la forme négative (I Don't Wanna Go Down To The Basement, I Don't Wanna Walk Around With You, I Don't Wanna Be Learned / I Don't Wanna Be Tamed). Tous les ingrédients (egoïsme et désobéissance) semblent donc être présents pour un détonnant cocktail anarcho-nihiliste, alors, à fond les manettes!!

Mes impressions à la première écoute :

Sans surprise, ça démarre sur les chapeaux de roue avec Blitzkrieg Bop et son fameux "Hi Ho Let's Go" qui deviendra le slogan officiel du groupe. La suite du disque est à l'avenant, c'est du Ramones comme j'ai l'habitude de le connaître; du rock homogène, peut-être un peu plus radical que sur les albums suivants. Je m'attendais complètement à ça. Il me faut maintenant encore un peu de temps pour apprendre à différencier les morceaux, ce qui ne devrait pas être trop long, et je pourrai alors déguster cet album à loisir.
En attendant, j'ai particulièrement apprécié Now I Wanna Sniff Some Glue, son solo d'après l'intro, qui me scotche, son urgence et son énergisante immédiateté. J'ai aussi flashé sur Let's Dance, la reprise de Cochran, pour son côté très pêchu et non-défigurant.
Ajouté le 8 janvier 2008 :
Mes impressions après 1 mois :
Ben tu sais quoi? Ben tu vas être déçu. Déçu que je le sois (enfin, j'espère, modestement). Et veuille bien croire que ça me déçoit aussi que tu le soit.
Parce que oui, ce Ramones, et ben je le kiffe pas tant que ça. Y'a même des fois où je le boffe. Ouais, et j'ai du mal à piger pourquoi. Bon, évidemment, je succombe encore aux imparables Blitzkrieg Bop, Judy Is A Punk, Now I Wanna Sniff Some Glue ou Let's Dance, mais les autres morceaux me laissent plus froids voire, sans doute dans mes mauvais moments, parviennent à me lasser.
Sans en être encore vraiment sûr, j'aurais tendance à mettre ce phénomène sur le compte du "trop". Le version de l'album augmentée me donne trop de matrériel à digérer. Ce qui est principalement appréciable chez les Ramones, c'est leur délicieuse simplicité. Mais la simplicité, on en fait finalement assez vite le tour. Sauf, bien sûr, dans les cas où elle est inspirée par un pur génie comme dans les pièces précédemment citées.
J'ai donc peur qu'un deuxième mois complet d'écoute s'avère laborieux, mais je garde néanmoins quelque-part l'espoir de voir surgir de ce Ramones une révélation ultime qui me fasse l'apprécier à 100%.

Ajouté le 2 février 2008 :
Mes impressions après 2 mois :
Si ça va, en fait. c'est un super album, ce Ramones. Mais j'ai trouvé ce qui devait être à l'origine de mes petites réticences précédentes.
La recette qui fait que ça marche, les Ramones, c'est : à fond, à fond, à fond. Oui comme Jean Alesi*, et dans le gravier aussi, tout pareil! Seulement voilà, quand, sur certains morceaux comme I Wanna Be Your Boyfriend, le tempo de la musique baisse d'un cran, l'auditeur que je suis se retrouve avec un quignon bien fade à ronger. Et puis quand...
...quand...
ah ben non, c'est tout! Tous les morceaux de cet album, sauf IWBYB, sont des pures tueries en fait.

Les deux morceaux qui m'ont le plus marqué :
Du coup, j'ai du mal à extraire deux pièces de cet album. Je vais essayer d'éviter les trop gros classiques, des fois que je ferais découvrir quelque-chose à quelqu'un (ben quoi, on peut rêver, non?). Allez, parmi ceux que je trouve les plus pêchus : Let's Dance (bel exercice de reprise : ajouter un plus et ne rien ôter à l'original) et I Don't Wanna Walk Around With You pour son riff nerveux, son solo insolent de simplicité et son refrain des plus crétins.

  


  
Le  coin du synesthète :