Call of Juarez : Bound in Blood, le test.

Publié le 28 juillet 2009 par Pelomar
Sérieux, j'ai rien contre les consoles. J'aimerais même me payer une Xbox un de ces jour histoire de pouvoir jouer peinard a des jeux comme PES, Skate ou Rock Band. Je ne nie en rien la supériorité de ces dernières sur les PC au niveau de la convivialité ou de certains styles de jeux. J'ai rien contre les consoles, mais y a quand même desfois ou elles font sérieusement chier. Et l'exemple du jour, c'est Call of Juarez : Bound in Blood, un bon FPS qui aurait pu être excellent sans les concessions faite pour satisfaire le péquin moyen et sa bobox 360. CoJ 2 part bien : il reprend la plupart des éléments du premier, a commencer par un scénar bien western-spaghetti comme il faut, avec des méchants sudistes, des méchants mexicains, une pute et un gros trésor. On a aussi droit a deux personnages jouable, les frères McCall, l'un gros bourrin avec deux flingues, l'autre gros bourrin avec un flingue et un lasso (véridique). Bref, ca part bien, et puis c'est le drame.
Vous savez ce qu'est un auto-aim ? En français on appelle ça une visée automatique, c'est quand il suffit de vaguement pointer le viseur en direction de l'ennemi pour que le-dit viseur se place en plein dans la tete du gars, évitant de fastueuses secondes a aligner soi même la cible. Vous savez ce qu'est un auto- aim non désactivable sur PC ? J'hésite entre une blague de mauvais goût ou du foutage de gueule pure et simple. C'est pourtant ce que les dévs de CoJ ont fait, heureusement uniquement pour un type d'arme par personnage. On remarque ainsi que ce CoJ 2 a fait peau neuve, rajoutant plein de ces petites features qui permettent de dire « Toi, t'es vraiment un jeu barbara gourde Next-gen ». Plus besoin de savoir viser, auto-aim ! Et plus besoin de faire attention a ce qu'on fait, la vie remonte toute seule ! Ok, le challenge reste présent, mais ce système d'auto-heal a tendance a enlever énormément de pression CHATTE dans les combats : dès que l'écran rougit, suffit de se planquer 5 secondes, et c'est reparti. Et comme les munitions ne manquent jamais, il est quasiment impossible de stresser pendant un affrontement. Dans le même registre, il y a le mode concentration, cette sorte de bullet time modifié. Alors que dans le 1 un minimum de skill était requis pour abattre les cibles au bon moment, dans le 2 il suffit de presser une touche et de laisser l'ordinateur tuer tous vos ennemis. Youpi. Ne soyons pas trop pute quand même : j'ai trouvé le système de couverture (celui-la désactivable) plutôt bien foutu, même si un peu déroutant au début.
Les frères McCall sont-ils des putain de bigleux n'osant pas mettre des lunettes ? Au vu des effets de flou complètement incohérent qui parsème le jeu, on dirait bien. Ce qui est surprenant, c'est que ces effets bidon servent le plus souvent de cache-misère alors que ce CoJ 2 est au final très joli. Certes, on remarque parfois quelques textures foireuses et le clipping peut être assez horripilant dans les grands espaces. Mais on a surtout droit a des environnements variés, des textures de qualité et une ambiance globale de Far-West particulièrement bien foutu. Idem pour les autres personnages qui sont fort bien modélisés (a part les cheveux qui sont dégueulasses). Bref au niveau graphique, il faut bien reconnaître que le boulot est de qualité malgré les effets de bloom venu d'on ne sait ou.
Alors, CoJ 2 est-il naze ? Ben non. Il est cool ce Coj 2, c'est juste qu'il aurait pu etre vachement mieux. Malgré les cinématiques envahissantes et le scénario cliché comme il faut, l'ambiance est bien présente et on prend un certain plaisir a suivre les aventures de ces deux crétins qui ne savent rien faire d'autres que s'enfoncer toujours plus profond. Le level-design est franchement classe, avec des niveaux en hauteur de toute beauté. Même les séquences en ville sont excellente avec une fausse impression de liberté (c'est au final très linéaire) bien branlé. Ca grouille de recoins, idéal pour se faire arroser de partout. Ah oui tiens les combats : le nombre d'arme disponible est limité (en gros, un flingue et un fusil) et les débuts sont assez laborieux a cause de la piètre qualité de celles-ci. Mais dès qu'on récupère CHATTE des revolver de meilleure facture, c'est un vrai plaisir de charger comme un gros bourrin avec les flingues en akimbo ou au contraire d'enchainer les headshots a la Winchester. l'IA est très scripté, tendance un peu conne, mais réussi a faire illusion dans la majorité des situations. Enfin, les séquences de collaboration entre les deux McCall sont assez sympathique (avec un système de bullet time semblable a celui du 1) et suffisamment nombreuses pour ne pas en rester au stade de gadget.
Ce CoJ 2 offre une expérience de jeu particulièrement linéaire et scripté, malgré les quelques moments ou l'on peut soi disant se balader et faire ce qu'on veut. Malgré une consolisation assez exaspérante, les graphismes de qualité, les combats nerveux et l'histoire remplie de moustachu le rend plutôt agréable a jouer. Difficile de le recommander a 50€, surtout vu sa faible durée de vie (5h grand max), mais il reste un jeu honnête et amusant.
Pelomar, 70%
Type : FPS
Développeur : Techland
Editeur : Ubisoft
Site officiel : callofjuarez.fr.ubi.com
Veuillez noter que seul le premier et le troisième screenshot sont de moi, pour cause de Fraps qui déconne. Mais de toute facon tout le monde s'en branle des screenshots.