La chaussure sur le toit

Par Lecteur En Série



[Éditeur]
Gallimard
217 Pages
[Parution]
Août 2007


[Auteur]
Vincent DELECROIX


Ma note perso



La 4ème de Couv.


        Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages du livre fréquentent le même immeuble, à proximité des rails de la gare du Nord. On rencontrera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un unijambiste, un présentateur vedette de la télévision soudain foudroyé par l'évidence de sa propre médiocrité, un chien mélancolique, un immigré sans papiers, une vieille excentrique, un artiste (très) contemporain, un narrateur au bord du suicide... et une chaussure pleine de ressources romanesques.


Ma vision de ce roman


        Ce roman est donc composé de nouvelles dont les personnages principaux sont tantôt une vieille déjantée, tantôt une petite fille à la fenêtre, tantôt un chien. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé cette dernière, et l'épisode de la vieille femme. Tous ces personnages ont en commun le fait de croiser à un moment donné de leur vie une chaussure sur le toit. Tous vont l'appréhender de manière différente selon leur caractère.
        Tout au long de ce roman, je me suis demandé si c'était toujours la même chaussure, sans jamais vraiment obtenir de réponse.
        Cette galerie de portraits donne l'opportunité à l'auteur, philosophe de formation, d'aborder plusieurs registres, dont le thème de la solitude, qui, selon moi, est le thème central du livre...
        En tout cas, c'est un livre très plaisant à lire, les personnages sont bien cernés, les tranches de vie de cet immeuble parisien, drôles, émouvantes, ou dramatiques, sont toutes bien dépeintes.
        Une phrase, parmi d'autres, a retenu mon attention :

"Cette nuit, je pleure sur vous tous, cachés dans les replis de votre solitude. Le théâtre du monde est fermé, vous êtes rentrés chez vous, les loges sont éteintes, mais je veille et je pleure sur vous. Je voudrais que mes larmes adoucissent vos visages qui, sous l'apparente sérénité du sommeil, cachent leur misère et leur tristesse."