La Cage Aux Folles

Publié le 07 août 2009 par Olivier Walmacq

Genre : Comédie

Année : 1978

Durée : 100min

L'histoire : Renato Baldi tient La Cage Aux Folles, un cabaret de danseurs travestis avec son amant Albin, qui s'y produit sous le nom de Zaza Napoli. Albin fait de plus souvent des scènes à Renato, qui n'en peut plus. Encore pire : Laurent, son fils, lui annonce qu'il va se marier, et que les parents de sa promise sont d'un genre très très conservateur...

La critique de ClashDoherty :

Adaptation d'un succès monumental du théâtre (une pièce écrite et jouée par Jean Poiret et Michel Serrault), La Cage Aux Folles, réalisé par Edouard Molinaro en 1978, est un classique de la comédie. On y retrouve Michel Serrault, immense en Albin/Zaza, mais Poiret a cédé la place, dans le rôle de Renato, à Ugo Tognazzi (doublé par Pierre Mondy, pour la voix, alors que Tognazzi n'a pas été doublé, par exemple, pour La Grande Bouffe : bizarre).
Michel Galabru, Rémi Laurent, Carmen Scarpitta, Benny Luke, Luisa Manieri, Venantino Venantini et Claire Maurier complètent la distribution de cette coproduction franco-italienne.

Une chose que j'ai toujours remarqué avec ce film (et sa première suite : les deux suites seront d'ailleurs également abordées ici), c'est la mocheté du grain de la photographie.
Est-ce parce que c'est une coproduction franco-italienne ? Ou bien Molinaro n'avait-il pas les moyens de se payer des pellicules de meilleure qualité ?
Ou alors le film a-t-il été médiocrement traité par la suite ? Toujours est-il que le grain de l'image est assez moche, et vieillit le film.
C'est pour ma part le seul défaut que je trouve au film de Molinaro, par ailleurs hilarant (Serrault, tordant); en particulier dans sa première scène et dans la scène du repas avec la future belle-famille (Galabru excellent en politicien conservateur aterré par la débauche des lieux).

La Cage Aux Folles est archi-rediffusé (tiens ! on y a pas encore eu droit, cette année), plus que ses deux suites de qualité inférieure (surtout le troisième, nul) et que son pitoyable remake américain, The Birdcage. La pièce, elle, n'a jamais été tournée, il me semble (ou alors, des extraits ; ou alors, elle a été tournée, mais Poiret ne voulait sans doute pas l'exploiter à la TV, et ses souhaits auraient donc été respectés, si c'est le cas), et sera reprise en septembre avec Christian Clavier et Didier Bourdon.
Golden Globe du meilleur film étranger en 1980, nominé trois fois aux Oscars (mais aucune statuette, en revanche), ce film reste, malgré les années, une référence en la matière.

Note : 18/20