Le pot-au-feu

Par Daniel Valdenaire
Petit moment de tendresse du dimanche, la semaine est assez avare de ces moments.  


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Sa mère l’ayant abandonné, ce singe macaque est devenu inséparable de ce pigeon. Cette histoire se passe en Chine.    °°°°°°°°°°°°° Nous sommes dimanche, le jour des repas de famille. Ces repas parfois attendus, parfois redoutés, mais aujourd’hui, l’occasion est de faire un pot-au-feu. Le pot-au-feu. «   Avant de devenir l’emblème d’une cuisine populaire, le pot-au-feu a connu une longue maturation historique. À l’origine était le pot, contenant ancestral, fondement culinaire des civilisations humaines, dans lequel on cuit soupes, bouillies et potages parfois enrichis d’un mélange roboratif de viandes et de légumes. Le pot-au-feu ravit ainsi son nom au récipient qui l’accueille. Plat unique aux vertus réputées magiques, produit d’une élaboration culinaire liée à la tradition rurale, presque immémoriale, il accède au statut de mythe, alimentant la sagesse proverbiale, la littérature, les débats savants tout comme le discours politique «  Les effluves s’échappent de l’immense casserole, se répandent dans toute la maison. Il faut entrouvrir la fenêtre. La vapeur couvre les vitres de la cuisine. L’ambiance se crée au fur et à mesure que la matinée avance ramenant en moi des souvenirs de dimanche matin. Des dimanches particuliers où régnait une sourde excitation à l’idée de la visite d’oncles, de tantes et surtout de cousins. La journée serait particulière. Une journée à souvenirs ou anecdotes qui alimenterait la mémoire des années. Voici la liste des ingrédients du pot-au-feu d’aujourd’hui : Flanchet. Plat de côtes. Jarret. Os à moelle. Carottes. Choux-rave. Navet. Poireaux Céleris branches. Oignons piqués de clous de girofle. Pomme de terre. Bouquet garni. Feuille de sauge. Et pour finir, je ne résiste pas à  reproduire ce texte tiré du site mentionné plus haut : « L’os à moelle Nouvelle de Gérald Cahen
“ Pour son enterrement, mon grand-père avait été formel : il ne voulait ni pompe ni tralala, pas même le vieux corbillard déglingué des frères Antoine qu’on remettait en service à chaque décès dans le village… Sapristi ! le cimetière est à deux pas d’ici, j’ai quand même pas besoin de tout ce tintouin pour y aller, et puis quoi encore ?… Non, il avait simplement demandé qu’on place en tête de sa procession funèbre sa grosse marmite de pot-au-feu. “