De Dick Cheney et de son offensive anti Obama

Publié le 29 mai 2009 par Isaac_paris

Depuis l'élection de Novembre dernier, à de très rares execption près, Barack Obama semblait bénéficier d'une aura sans précédent. Dans son pays comme à l'étranger.
Il surfait à la fois sur l'image qu'il véhicule d'un président moderne, métisse, démocrate mais aussi sur l'immense ras le bol accumulé au cours des 8 ans de l'administration W Bush.
Or, depuis quelques semaines, une offensive sans précédent est menée par un homme que personne n'attendait, l'ancien vice-président, Dick Cheney.
Il était invité jeudi dernier à l'American Enterprise Institute, un laboratoire d'idée conservateur de Washington.
"L'administration a constaté qu'il était facile de se faire applaudir en Europe en fermant Guantanamo, mais qu'il était délicat de proposer une alternative qui serve les intérêts de la justice et de la sécurité nationale américaine", a commenté Cheney.
De la décision d'Obama d'interdire le recours aux interrogatoires "musclés" contre les terroristes suspectés, il a estimé qu'il s'agissait d'"imprudence se faisant passer pour de la rigueur morale et nuisant à la sécurité du peuple américain".
"L'administration, pour des raisons qu'il lui appartiendra d'expliquer, estime que le public a le droit de connaître la méthodologie des questions mais pas le contenu des réponses."
L'ancien vice-président s'en est ensuite pris à l'attitude de certains sénateurs et représentants sur ces méthodes d'interrogatoire. Il a souligné que certains élus étaient connus pour avoir demandé des rapports confidentiels à ce sujet et avoir approuvé ces méthodes en privé, avant de "filer se mettre à l'abri au premier signe de controverse".
"Au fil de ma longue expérience à Washington, peu de sujets ont provoqué autant d'indignation feinte et de moralisme factice que les méthodes d'interrogatoire appliquées à quelques terroristes capturés", a-t-il dit.
En bref, la question se résume ainsi : et si Cheney avait raison ? J'ai personnellement particulièrement apprécié qu'une respiration démocratique permette d'ouvrir un débat confisqué jusque là sur l'autel d'une morale dont on peut légitimement parler.