J’ai été assez bien servi. Les genres se mélangent bien, passant d’indie rock pur à des passages plus progressifs ou noisy. Isis Unveiled, d’une durée de 6 minutes et demi, est séparée en plein milieu par un long passage en decrescendo, le genre qui va plaire à ceux qui détestent les structures de chansons plates et trop rapides. Ça descend, ça descend, pour finalement revenir aux musicalités de départ, intense et rock. Pareillement pour Far Pavilions. Fields of Coal est une hymne, avec chorale, moments de grandeurs habituels et montée en puissance, bien agréable. Vers la fin, on nous propose un microcosme de 4 chansons, dont une micro-intro et une micro-outro au piano, moitié avec aspirations à la splendeur un peu cliché, moitié avec objectif émotif atteint. An August Theme pourrait bien être la chanson de menu d’un jeu de rôle moyen pour Playstation tellement ses arrangements de cordes sont grands à la manière d’un monde fantaisiste.
Qu’à cela ne tienne : on a affaire à de la bonne musique. Rien de trop exceptionnel, rien de trop nouveau, très simplement un bon disque dans son ensemble. Séparées, les chansons semblent ne pas être bâties sur grand chose mais, lorsqu’observé comme un tout, c’est solide. De moments atmosphériques planants à passages rock carré, The Century of Self est parfait pour les amateurs d’indie rock. Ce n’est peut-être pas Source Tags & Code que, personnellement, je n’ai même pas écouté (je me fis à la critique des autres, chose dangereuse!) mais, on peut difficilement reprocher à l’album un manque de solidité.
Note : 3.5/5