La surprise possible de 2012.

Publié le 15 septembre 2009 par Marx
         
                          Tous les yeux sont braqués sur les élections présidentielles de 2012 , sans le dire et l’avouer clairement. Les directions sont bloquées sur cet horizon. Or l’histoire ne se répète pas et on ne peut rejouer celle à venir en la calquant sur la précédente élection présidentielle. Bien des choses ont changé à gauche et ce phénomène ne peut que s’amplifier. La crise du capitalisme subie par la population produit naturellement un rejet du système. C’est le capitalisme qui produit l’anticapitalisme et la gauche poursuit sa logique qui était celle de l’avant crise, du temps ou elle niait toute possibilité de crise du système. Elle y a même participé avec des politiques « monétaristes » et encouragé la financiarisation de l’économie. Le capitalisme n’en demandait pas tant à la gauche.
                                 Depuis, il y a une recomposition politique, à gauche et à la base. L’anti capitalisme s’impose dans les milieux militants les plus actifs et les barrières de Partis éclatent progressivement. Les directions sont de plus en plus critiquées , comme jamais depuis l’existence du mouvement ouvrier et indépendamment des choix partisans et des étiquettes. Ce courant remuant existe au PS, au PC et même au sein du NPA , à la CGT également. Dans le même temps, l’alter mondialisme connaît sa crise et des divisions avec une ou des directions ballottées et qui perdent pied. José Bové dont certains voyaient un recours, est parti à l’aventure avec le partisan de plus de libéralisme, favorable à la taxe carbone en plus cher, à la privatisation des centrales nucléaires et de la baisse drastique des salaires des travailleurs. Le masque est tombé et les résultats des verts vont  redevenir à un niveau plus conforme à la réalité politique de leur représentativité réelle. Le débat politique n'est pas terminé et il risque de s’exacerber davantage d’ici 2012 et d’effacer le mirage politique d’un Conh Bendit.
                             L’aile gauche du PS a bien un axe, mais le NPA n’en veut pas d’autant plus qu’il n’y a aucune chance que la tendance très minoritaire dégage un candidat pour 2012 dans ses rangs et accepté par tout le PS. Il y a de fortes chances pour que la gauche anticapitaliste dégage un candidat, conformément aux aspirations du moment, primaires ou pas. Jean Luc Mélenchon ne se laissera pas enfermer dans un jeu qui consiste à imposer un candidat ou candidate du PS au reste de la gauche. L’hypothèse d’alliance avec le Modem ne peut qu’aggraver la situation du PS. Une telle alliance hypothèque sérieusement un bon report au second tour si le PS Modem arrivait en tête au premier tour (blanc bonnet et bonnet blanc) la formule peut reprendre du service.
                             Le PG a un axe et avec le front de gauche, une candidature commune est possible , au delà du Front de Gauche avec Jean Luc Mélenchon. Le candidat du Front de Gauche peut devenir le candidat des bases de toute la gauche et du mouvement social. Jean Luc Mélenchon candidat unique et commun  de la gauche anticapitaliste, NPA compris, là l’élection présidentielle prendrait une toute autre tournure en rompant la somnolence des directions et les clichés électoraux habituels. Une telle hypothèse, c’est le retour au grand jour du PC et l’éclosion réelle du NPA. L’intérêt est là le mieux partagé et s’avérer comme le meilleur moyen du combat idéologique et politique de la gauche et se placer comme seule alternative à terme.
                           Au delà de l’alliance  avec le Modem, le PS connaît un dilemme « puéril » Ségolène ou pas, DSK ou pas, programme du candidat ou programme du Parti. Candidat programme ou programme candidat et encore inversement. Tous ces choix laisseront des traces. Ils ne sont plus les préoccupations essentielles de la gauche militante dont les centres d’intérêts se tournent de plus en plus à gauche et à la remise en cause d’un système que la majorité du PS veut encore justifier. Jean luc Mélenchon est en train de casser les schémas qui semblaient immuables, élections après élections. 2012 annonce le grand tournant de la gauche en France et en Europe.