Le FME et la nouvelle coqueluche des médias français

Publié le 08 octobre 2009 par Gabnews
Rouyn-Noranda, Québec. Une déferlante de décibels
Depuis six ans, le festival FME transforme la cité industrielle en capitale québécoise de la musique. Et s’apprête à conquérir l’Europe. Reportage en Abitibi-Témiscamingue. (...)
En ces premiers jours de septembre, l’été indien est en avance et le FME accueille un plateau varié pour sa septième édition. Entre héros locaux (Ariane Moffatt, Malajube) et relève attendue (Clues, Marie-Pierre Arthur), le festival témoigne de l’incroyable santé de la scène québécoise actuelle. D’Arcade Fire à Cœur de pirate, en passant par Pascale Picard, les musiciens de la Belle Province ont conquis l’Europe ces dernières années, faisant presque oublier leurs peu glorieux ancêtres Céline Dion et Garou. De la chanson au rock, de l’electro au folk, aucun genre ne leur résiste.
«Le Québec est sans doute la province qui fait le plus pour ses artistes, explique-t-elle [la ministre de la Culture Christine Saint-Pierre]. Aussi bien parce que nous voulons défendre notre culture et notre identité, notamment la langue française, que parce que nous n’avons pas de classes, ici, qui sépareraient les artistes des politiciens. Le dialogue est donc toujours possible.» Un avis partagé par Sandy Boutin, fondateur et directeur du FME, qui n’hésite pas à faire de la culture «l’enfant chéri» de la politique québécoise.
Un tremplin vers l’Europe. A 33 ans, le jeune homme est l’âme du festival. Impossible de ne pas le croiser durant la semaine, derrière un bar, dans les bureaux de la presse ou à l’accueil d’une salle. Manager du groupe Karkwa, il a su convaincre la population de Rouyn-Noranda, les artistes invités et l’Etat québécois de l’importance de sa démarche. Cette année, il franchit un palier supplémentaire. Venus d’Europe, une vingtaine de programmateurs de festivals découvrent le FME, à l’occasion d’une rencontre de la Fédération de concert. (...)
KARKWA, ENTRE NOIR DÉSIR ET RADIOHEAD
Nouvelle coqueluche des médias français, Karkwa rappelle Noir Désir pour le bon usage du français dans le rock. Mais les cinq Montréalais préfèrent les loopings d’une production ambitieuse à une énergie trop brute. Jusqu’à évoquer parfois les alchimies sonores du Radiohead de OK Computer sur Le volume du vent (Disques Office), leur troisième et meilleur album en date.
Extraits du long et bel article de Christophe Schenk de l'Hebdo.ch (Suisse)Edition du 08.10.2009