La Basilique Saint-Fris (1) : Histoire.

Publié le 19 octobre 2009 par Wawaa

Le 1 er Mai 2009, après une visite de la belle Montesquiou, j’avais décidé de me rendre à Lupiac, en passant par Castelnau-d’-Anglès… mais j’ai réussi à me perdre sur les petites routes gersoises et je me suis finalement retrouvée pas très loin de Bassoues, cité très connue pour son impressionnant donjon. Pourtant, légèrement en contrebas, à l’ombre du fameux donjon, se trouve un édifice religieux qui a largement attiré mon attention alors que je faisais une pause au lac de Saint-Fris, bien en face du village : la basilique Saint-Fris.


Curieuse et enjouée, je me suis rendue jusque là, espérant découvrir de jolies choses, comme à chaque fois que je pars en exploratrice dans mon Gers adoré. Je me suis garée sur le parking qui jouxte la basilique. Et j’ai poussé la grille pour découvrir les lieux de plus près.



La basilique Saint-Fris a une longue histoire fondée sur une légende. Elle est , comme son nom l’indique, dédiée à Saint-Fris, neveu e Charles Martel et dont on retrouve beaucoup le nom alentours notamment au lac et à la chapelle d’en face (j’y reviendrai). C’est parait-il en 732 que Saint-Fris a marqué l’histoire de la Gascogne, puisqu’il y est mort en héros : alors que les sarrasins avaient eu raison des francs à Lupiac, la troupe de Saint-Fris ralliée évidemment aux francs, s’est opposée vindicativement à l’ennemi. Les francs sont victorieux dans la bataille, mais Saint-Fris est frappé d’une flèche fatale ce qui fera de lui un saint.

Enterré rapidement dans un coin, on retrouve ses ossements au X e siècle et ces reliques sont placées dans un cercueil et déposées dans l’église de la Tapia qui devait se trouver à peu près à l’endroit où se trouve actuellement la basilique. L’église prend vite le nom de Saint-Fris d’ailleurs quand les moines bénédictins de Pessan décident d’établir un prieuré tout autour.

Le monument connut bien des dommages. Entre les seigneurs du coin qui mirent à la porte les moines qui l’occupaient, la bataille entre les clunisiens et les moines de Pessan pour mettre la main sur l’édifice, l’incendie causé par les Huguenots après avoir été restauré et redoré au XVI e siècle et les détériorations provoquée en 1793, la basilique aurait pu être abandonnée et mourir dans ses ruines.

Elle revoit le jour en 1880, rénovée, reconstruite, elle renait de ses cendres. Et il est aujourd’hui possible de pouvoir l’admirer...

La suite de la visite avec quelques explications architecturales, c'est pour dans quelques jours !

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