Retour sur la conférence de presse de Clones avec Bruce Willis

Par Jango

Synopsis :

Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile.

Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ?

Mercredi prochain, vous pourrez retrouver Bruce Willis au cinéma dans Clones, le nouveau film de Jonathan Mostow (Breakdown, Terminator 3). Ma critique (pas très élogieuse) est disponible ici. Ceci étant, j’ai eu la chance d’assister à la conférence de presse du film qui se tenait le 1er octobre à l’hôtel Le Bristol. Pour une fois, il semble que j’étais le seul blogger qui avait pu faire le déplacement, le reste de l’audience étant principalement constituée de journalistes.
A défaut d’avoir pu faire venir tout l’équipe, Disney misa tout sur le charisme de John Mc Lane pour promouvoir le film. Il fut donc seul pour défendre le projet, répondant presqu’en toute franchise aux diverses questions.

L’intégralité de la conférence est disponible un peu plus bas en vidéo (la qualité sonore n’est pas terrible), vous ne devriez pas me rater, je suis tout devant en rouge
Quelques remarques personnelles :

Waaaa, Bruce Willis quand même ! Sa filmographie en fait pâlir plus d’un. Héros de mon enfance, héros encore maintenant, c’est un véritable monument vivant qui s’est dressé devant moi ! Un monument de 54 ans dans une forme quasi olympique. Impressive !
Pour ma part, je suis sortie EN-CHAN-TE de cette conférence puisque pu faire dédicacer ma photo de John Mc Lane par le monsieur et ça…j’en suis très content !


Conférence de presse de Clones (Bruce Willis)
envoyé par mcrucq. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
De façon succincte, voici les points sur lesquels Bruce est revenu durant cette petite demi-heure.
Le look du personnage « Clones » de Bruce Willis
Dans un premier temps embarrassant car tout sauf naturel. Bruce Willis n’a jamais eu ce visage aseptisé ni cette couleur blonde. Apriori, le début fut gênant puis, étant donné qu’il s’agissait du choix du réalisateur, le gêne passa. (à noter que pour les spectateur aussi cette apparence est très troublante durant le film)
Scène favorite
Plusieurs mais par certains aspects. La plupart se déroulent au début du film. Lorsqu’un personnage saute sur le dancefloor, on découvre le potentiel des clones sans que cela n’apparaissent très clairement pour les spectateurs. De même, la séquence d’action avec le camion est intéressante mais pas assez poussée selon Willis.
Ce qui est ressorti c’est principalement un regret global vis-à-vis du film qui ne pousse pas les choses assez loin. Willis est conscient que l’histoire doit tenir en 1h30 (durée imposée par la production vu le type de film) mais cela a pour lui le défaut de faire tout tenir dans un délais trop court et donc de raccourcir des choses pourtant importantes. Un certains nombre de points ne peuvent de fait pas être explorés à fond alors que l’histoire l’aurait pourtant requise. Il déplore notamment que malgré plusieurs allusions aux relations sexuelles entre Clones, aucune explication ne soit donnée. Dans la même veine, on ne voit pas non plus de grosses scène vénère où les Clones, pourtant de véritables machines de guerre, ne se battent dans un combat à mort façon Gladiator. Des manquements dommageables qui ne permettent pas au film d’explorer toutes les facettes des Clones.

Sa motivation à participer au film
Willis avoua que l’intérêt qu’il porta au film se trouvait dans le double rôle (Clones/vrai personnage). Il a pu donc sortir du rôle de flic tel que l’on a l’habitude de voir pour s’orienter vers un personnage plus fragile, un Willis moins connu au cinéma. Il est vrai que contrairement à un Die Hard, l’action est moins présente même si en fin de film on retrouvera un Willis motivé, le flingue à la main. Encore une fois, le personnage du policier est ici tourmenté par des problèmes personnels, notamment avec sa femme. C’est cet aspect du personnage, plus que le style SF qui le motiva à prendre part à cette aventure.
Sur le scénario
Le tournage s’étant déroulé pendant la grève des scénaristes il y a un peu plus de 2 ans, le script a été constamment amené à évoluer, y compris durant le tournage. Certains points forts de l’histoire n’étaient par exemple pas présents dans la version originelle et c’est sur le tournage, en confrontant les idées de plusieurs personnes que des notions apparurent, permettant notamment de renforcer l’intensité dramatique.

Le culte de la personnalité à Hollywood
D’une certaine manière, le film est une critique du système Hollywoodien (et bien au-delà) où l’apparence prédomine sur le reste. Le film est basé justement sur l’apparence alors que les humains, les vrais, ne sortent plus et ne se préoccupent de fait plus d’eux même. Ils vivent par procuration via ce module robotisé mais en oublient les saveurs de la vie.
Bruce Willis précisait que cette industrie de la beauté ne le concernait pas, qu’il assumait ses rides (en même temps pour ce qu’il en a…) et qu’il ne passerait jamais pas la case bistouri.
Sur Ving Rhames
Après Pulp Fiction, Bruce Willis retrouvait Ving Rhames (Marcellus Wallace) pour la seconde fois. Ceci étant, cette collaboration fut beaucoup plus courte car très peu de scènes sont jouées avec les deux personnages ensemble. Un souvenir teinté de regret donc car ces deux là semblent s’apprécier énormément.

Retour sur la carrière
« Je fais trop souvent la même chose ». Et oui, Willis joue les policiers et … c’est à peu près tout. En même temps, c’est comme cela qu’on l’aime ! A force de jouer des rôles de flics hantés par des problèmes personnels, il déclare tourner un peu en rond mais admet qu’au fond de lui, c’est ce genre de rôle qu’il apprécie jouer.
Avec le temps, il reconnait être passé de quelqu’un de crétin et prétentieux à quelqu’un relativisant beaucoup de choses. « J’essaye de ne pas me prendre au sérieux ». Et oui, la bouteille ça aide à prendre les choses avec du recul. Cette distance malgré la célébrité était clairement visible pendant la conférence. Bruce semblait s’amuser à répondre aux différentes questions sans être dans un schéma classique de promotion type « c’était formidable, tout le monde a été formidable, on a fait un super boulot ».
Un remplaçant ?
Matt Damon !
Fatigué de sauver le monde ?
« Pfff, cela fait combien de fois ? Au moins 10 fois ». Cette question l’a vraiment amusé et avoua que son sauvetage préféré restait celui du 5e Elements. « Pas mal celui-là quand même ! »


Conférence assez sympathique car très détendue. Sa franchise est honorable et finalement, c’est comme cela qu’on fait la meilleure promotion, en étant honnête avec le public.
Voir ma critique.

Plus d'infos sur ce film
Sortie officielle française : 28 octobre 2009