Wolfmother

Publié le 03 novembre 2009 par Lordsofrock @LORDS_OF_ROCK

Label: Modular

Quatre ans après la sortie de Wolfmother, le groupe du même nom vient de dépêcher un nouvel album, Cosmic Egg, sur le marché musical.

Alors que nous aurions pu penser à la mort de Wolfmother en 2008 lorsque le batteur et le bassiste avaient annoncés simultanément leur absence future au sein de Wolfmother, le chanteur guitariste, Andrew Stockdale, est parvenu à trouver de nouveaux musiciens, ce qui n'a pas du être très complexe vu le succès du premier album et l'accessibilité relativement aisée de ce genre de musique, d'autant plus qu'Andrew Stockdale compose la totalité de la musique, ces nouveaux musiciens ne sont donc que des doigts agiles, afin de réaliser ce nouvel album. La première chose qui pourrait nous sauter à l'esprit, lors de la première écoute, est la qualité, le grand travail de production, chose relativement peut étonnante. Ce genre de production très travaillée est plutôt habituelle avec ce genre de groupe qui tentent de faire revivre une musique vielle de quelques décennies.

Guitare-ampli 15 watts

Sébastien Tellier a dit une chose assez intéressante, bien que cynique, par rapport à la musique actuelle. Il pense que la musique classique a complètement épuisé ce qui est possible de faire en musique au niveau de l'harmonie, de la rythmique, de la mélodie, de tout ce qui est à la base de la musique. C'est pourquoi il affirme que la seule voie exploitable, afin de faire évoluer la musique, est la production, et non pas la musique elle-même. Nous pouvons appliquer cette théorie au heavy-rock des années 70. Vu que ce style de musique a été pleinement exploité dans ces années-là, par des groupes comme Led Zepplin ou Black Sabbath notamment, il n'est plus possible de faire évoluer ce style de musique. Il en résulte que le seul moyen qu'on trouvé Wolfmother pour apporter quelque chose de neuf a leur musique est de parfaire la production.

En comparaison avec l'album précédant, celui-ci est plus lourd dans le jeu de guitare particulièrement. Il exploite un peu plus le côté metal qui était assez peu développé dans le premier album. Mais malgré la super-production, le son des guitares reste parfois assez faible et donne un peu l'impression de sortir d'un combo-pack guitare-ampli 15 watts, édition spéciale métal " déchire le mur du son avec la guitare de Max Cavalera ". La voix d'Andrew Stockdale n'a pas changée, elle continue à osciller entre voix de poitrine fluette et voix de tête, ce qui peut parfois être assez désagréable. Les mélodies sont, quant à elles, beaucoup plus pop, comme si on les avait déjà entendue des dizaines de fois et qu'elles étaient en quelque sorte assimilées à notre idée générale de la mélodie. Il est relativement aisé de deviner la mélodie qui va suivre en entendant les premières notes. Ce qui, du reste, est assez incohérent avec la volonté de rendre les guitares plus lourdes. La totalité des chansons sont basées sur le modèle standard de la chanson rock, modèle qui fait le bonheur des jeux comme Guitar Hero, avec la construction couplet-refrain-couplet-chorus-solo de guitare (voir deux sur certains titres, vu qu'il y a deux guitaristes)- refrain.

Témoignage d'une époque révolue

Il faut parfois admettre qu'un certain style de musique est mort et qu'il doit subsister comme témoignage d'une époque révolue non pas comme un style qu'il faudrait tenter de reproduire actuellement. Cet album devrait plaire aux personnes qui écoutent la même musique depuis quarante ans en se complaisant dans leur satisfaction musicale.