De l'identité nationale, note 13 : un texte de Jean-Yves Cendrey

Publié le 22 novembre 2009 par Jcgrellety

"Sur le plateau du Vercors, un pur discours de guerre civile

Du coup, moi qui depuis deux ans et demi avais tourné le dos à ce qui se passait outre-Rhin, loin de l'Allemagne où je vis, j'ai éprouvé le besoin de regarder la France contemporaine au fond de ses yeux chassieux.

Je suis ainsi tombé sur une scène que j'ai cru tirée d'archives archaïques, et qui ne datait en vérité que du 12 novembre 2009.

Dans l'austère paysage du Vercors, sur un immense parvis de pierre grise, face à des porteurs de drapeaux au garde-à-vous, il y avait l'aigle élyséen, raide comme un poteau d'exécution promis à ses ennemis de l'intérieur, encadré de deux enfants de petite taille, ces derniers massacrant a capella ce qui m'a semblé être La Marseillaise, sans que je puisse affirmer qu'il s'agissait effectivement des paroles de Rouget de Lisle et non pas de la dernière chansonnette du Rougeaud du Raincy, grand abreuveur de sillons avec le sang impur des envahisseurs.

Ensuite, ce que j'ai entendu ne faisait pas de doute :il s'agissait d'un pur discours de guerre civile, tout bleu de terre franche comme le pain volé aux Français, tout blanc de haine envers chômeurs et étrangers, tout rouge du pourpre de la chrétienté inquisitoriale et totalitaire (un rouge qui se marie à merveille avec le jaune diarrhéique des amitiés scientologues du discoureur).

C'était une promesse électorale, et celle-là il la tenue

C'était aussi bouffon que glaçant. La France était poussée vers l'avenir dans le fauteuil roulant du pétainisme, et elle bavait, et faisait sous elle.

Mais, de fait, (...)

 

http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/apres-les-pedophiles-cendrey-et-le-petit-electorat-de-droite