Zaha Hadid offre à Rome le musée du XXIe siècle: Maxxi

Par Wepulse

L'anglo-Irakienne Zaha Hadid, 59 ans, starchitecte, première femme lauréate du prix Pritzker 2004 (le Nobel de l'architecture), vient d'achever à Rome la réalisation du MAXXI: le Musée national des arts du XXIe siècle. Un concours lancé il y a neuf ans, par un Ministère de la Culture Italien désireux d'offrir à la capitale un espace interdisciplinaire. Collections privées et œuvres architecturales couvrant les XIXe et XXIe siècle (Toyo Ito, Italo Rota, Giancarlo de Carlo), collections d'art contemporain (Kentridge, Boetti, Clemente, Pintaldi, Richter, Kapoor, Merz, Warhol..), articulées autour d'une librairie, d'un auditorium et de divers espaces de restauration. Visite de l'un des musées de ce siècle.


Zaha Hadid propose un cheminement, un expérience physique aussi. Un musée inspiré par les lentes inclinaisons du Guggenheim, à New York, le chef d'œuvre de Fank Llod, se rapprochant, dans le mouvement général, de l'Art Gallery of Ontario (AGO) de Frank Gehry. Une version simplifiée et ingénieuse pour ce projet qui débute par un constat: le fond se doit de caractériser la forme. Comme pour mieux servir les espaces, une fonction. Une évidence...

La totalité de l'édifice revêt un caractère urbain. Il préfigure des liaisons entres différentes voies de communication. Un réseau de distribution, une interconnexion entre un fleuve, un bâtiment, une ville, la Via Guido Reni. Un vecteur définissant une ouverture sur une ville, une continuité géométriquement calquée sur les axes de la ville. Verticalité et oblique menant a des espaces de confluence, des agoras d'un nouveau genre ajoutant une dimension sociale.

Les volumes s'assemblent et s'enroulent autour de bâtiments anciens. Trois étages en résultent, s'entrecroisant en un réseau complexe de longues galeries courbes. Des poutres, portant l'édifice et une toiture rainurée, peuvent faire office de suspension. De larges ouvertures rectangulaires apportent une luminosité naturelle, annulant la sensation d'oppression due à l'omniprésence de béton. Homogénéité, sens aigu du détail caractérise les 29 000 mètres carrés du monumental Maxxi.



Crédit photo Zaha Hadid Architects © 2009