Une avancée écologique historique pour les Etats-Unis

Publié le 10 décembre 2009 par Bioaddict @bioaddict


C'est un grand pas pour le pays qui n'a jamais ratifié le protocole de Kyoto. L'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) a reconnu lundi soir, au premier jour de la conférence de Copenhague, que les gaz à effet de serre sont une menace pour la santé publique. Une décision qui appuie l'action de Barack Obama au sommet de Copenhague.

Au premier jour de la Conférence de Copenhague , l'Administration américaine a fait pression sur le Sénat pour qu'il adopte une loi climat-énergie à la hauteur des enjeux. Une loi qui ne devrait pas être ratifiée avant le printemps prochain.

Le danger des excès des GES enfin reconnu

Ainsi, ce lundi 7 décembre, Lisa Jackson, l'administratrice de l'EPA, a officialisé l'annonce à Washington : l'Agence fédérale estime que les gaz à effet de serre représentent une menace pour la santé publique. Grâce à cette déclaration, l'Agence fédérale de protection de l'environnement n'a pas besoin d'attendre que le Congrès légifère pour édicter elle-même des règles encadrant les GES.

Une belle rupture avec la décision de Georges Bush (président de 2000 à 2004 puis de 2004 à 2208) qui n'a jamais signé le protocole de Kyoto ! Il faut savoir que pendant la présidence de George W Bush, l'EPA avait refusé de réguler les émissions de GES des véhicules dans le cadre de la loi sur la qualité de l'air (Clean Air Act). L'agence estimait alors que les preuves scientifiques sur l'impact de ces rejets étaient insuffisantes. Notons que Jeff Holmstead, qui était en charge de la qualité de l'air à l'EPA à l'époque de George W. Bush, est aujourd'hui lobbyiste pour l'industrie.

Les industriels ont immédiatemment réagis suite à l'annonce de Washington en évoquant des mesures trop complexes et coûteuses à mettre en place.

Lisa Jackson a alors déclaré : "Nous savons que les sceptiques ont essayé et continueront d'essayer de semer le doute sur les bases scientifiques. Jeter le doute -même face aux preuves les plus évidentes- est la tactique utilisée par les défenseurs du statu quo depuis des années".

Les Etats Unis s'engageraient pour une réduction de 17% des gaz à effet de serre d'ici 2020.

Selon la Maison Blanche, le président des Etats-Unis Barack Obama considère le vote d'une loi au Congrès comme "la meilleure façon de limiter les émissions" américaines.

Un geste très positif envoyé à la communauté internationale qui a peur de voir Washington bloquer les négociations...

Une très "good news" pour Copenhague !